jeudi 10 décembre 2009

L'Auberge australienne

Non ce n'est pas l'Auberge espagnole, mais cela s'en rapproche beaucoup. Laissez-moi vous parler un peu de mon logement Melbournien depuis deux semaines déjà.On y trouve un Canadien, une demi douzaine d'Anglais, une Néo Zélandaise, une floppée d'Allemands, une Taïwanaise, deux Hollandais, deux Américains, une Australienne, une Suédoise, une Francaise (moi!), deux Italiens, trois Irlandais ...Un joli mélange dis donc.

Commençons par le début...
Nous sommes le 22 novembre, dernier jour du séjour d'Emilie. Nous venons de quitter notre hôte-couchsurfing des 3 derniers jours, j'ai nommé Mr Rob.
Il pleut des cordes depuis la veille au soir. Mais personne ne s'en plaint, l'Etat du Victoria subissant la sécheresse de plein fouet chaque année (47°C l'an dernier). Impossible de marcher sous cette saucée avec 22 kilos de sac sur le dos. On a donc pris l'option grand luxe... un taxi.Trempée jusqu'aux os, je lève les yeux en me demandant si le chauffeur ne s'est pas trompé.Non, non, on est bien à la bonne adresse, 137-139 Johnston street. La bâtisse victorienne grise ne manquerait pas de charme, si seulement elle ne tombait pas en ruine.

Le vol d'Emilie n'est pas avant 23h, il faut donc que l'on se débarrasse de son sac pour les prochaines 12 heures. On avait élaboré un stratagème pour le cacher dans l'auberge pour la journée. Enfin çà c'était avant de rencontrer Paul, le charismatique propriétaire du "Collingwood Accomodation Camp".
-"Qu'est-ce qu'elle fait ta copine dehors sous la pluie? Tu veux qu'elle se noie?"
-"euh..."
Ouvrant la porte et faisant signe à Emilie :
-"Rentre, on a pas idée de rester sous cette flotte, t'es pas bien ou quoi?"
En clair et avec sous-titrage c'est à peu près comme cela que çà s'est passé...
Paul doit avoir la cinquantaine, des cheveux poivre et sel mi longs, certainement hyppie assagi, mais avec des traces de ces folies passées (grosses poches sous les yeux, teint blafard et cigarette continuellement aux doigts).
Ici on ne te demande pas ton passeport à ton arrivée, on ne te donne pas de clé de chambre, toutes les portes restent ouvertes. Pas besoin non plus de payer à l'avance.
-"Tu me payes quand t'as de l'argent, au pire j'ai ton numéro de carte de crédit". D'accord...
- "Tu pars quand tu veux, si tu cherches du boulot, compte entre deux et trois semaines". A moi de hocher la tête.
-"OK, boss!".
Emilie laissera son sac toute la journée à l'auberge et on aura même le droit exceptionnellement de verouiller la porte pour rassurer ces demoiselles.

Voilà maintenant plus de 15 jours que je séjourne dans ce petit monde à part. Ici la majorité des résidents sont dans la même situation que moi: ils cherchent du travail pour rester sur Melbourne. Début ou fin de voyage en Australie, ou encore pause de mi-parcours pour améliorer les finances.
Il n'y a donc pas beaucoup d'arrivées... ou de départs. Certains sont là depuis plusieurs mois. Il faut dire que le "loyer" n'est pas trop élevé pour une auberge de jeunesse dans un coin sympa de Melbourne.
Nous sommes à Collingwood au Nord-Est de Melbourne. A côté se trouve Fitzroy, autre quartier à la mode. Smith street est la rue animée à 5 minutes de l'auberge. De part et d'autres s'alignent des cafés branchouilles, des boutiques de fripes, restos asiatiques, boutiques de créateurs et ... une douzaine de coiffeurs !La "faune" citadine a des airs de Paris-Bastille, voire même plutôt Berlin. C'est à qui aura le look le plus branché, la coupe de cheveux la plus décallée. Et au milieu de cela, des groupes de retraités du quartier en train de jouer aux cartes sur une terrasse, ou encore des aborigènes buvant leur bière sur le trottoir.Tout ce petit monde co-existe en harmonie, sans agressivité.
Nous sommes quatre filles à partager la chambre. Mes "collocs" s'appelent Brehje (Hollandaise), Miriam (Allemande) et Hu Cho (Taiwanaise). Je pense que notre chambre fait la superficie d'une chambre universitaire (10m2), deux lits superposés, un mini frigo, une mini tv, un mini poste de radio. Tout est mini... sauf l'alignement de crèmes, produits esthétiques et sèche cheveux... Oui, oui, vous êtes bien dans une chambre de filles!
En comparaison des autres chambres, la notre n'est pas trop mal, organisation-rangement oblige. Il ne nous a pas fallut longtemps pour réaliser que nous êtions certainement les quatres filles plus âgées de l'auberge. Paul a dû faire en sorte de nous mettre ensemble, j'imagine. A nous de nous auto-baptiser les "Old Goats" (les vieilles biques...).Mais cela ne nous empêche pas de bien nous intégrer avec les petits jeunots de la maisonée (19-25 ans, çà va quand même).
J'ai trouvé mon petit coin à l'auberge. On a une minuscule cour intérieure pavée avec balcon. Alors les matins ensoleillés je bois mon thé en écoutant nos trois guitaristes locaux s'entrainer sur des airs de Johnny Cash, Oasis, Radiohead. Non, pas de Brassens ici, le répertoire est exclusivement english!
Bizarement les deux premières semaines ont été un peu difficile moralement pour moi.
"Départ d'Emilie + Retour à la vie citadine + Recherche d'emploi." Vous mélangez tout çà et vous avez une "Sarah-qui-rumine".Mais depuis maintenant 3-4 jours, je fais des extras dans un petit restaurant francais pas loin de l'auberge, à North Fitzroy, "Aux Batifolles". L'équipe est sympa, et le patron veut absolument que je reste travailler avec lui. Seul hic, ils ferment pour un mois à Noël. Comme il possède aussi une boulangerie et un deuxième restaurant, il va essayer de me donner un peu de boulot par ci par là. Donc on verra. Sinon je me fais des extras pour des mariages dans un "Functions Centre". Ils sont spécialisés dans les fêtes universiaires, mais l'année scolaire est terminée, donc jusqu'à Noël on passe aux mariages, juifs et grecs essentiellement. Je vais bien m'amuser quoi!

La ville de Melbourne me plaît bien et chaque jour j'essaye de voir quelque chose de nouveau, et d'absolument fuir la routine.Un travail de rude haleine. Et puis Noël approche, même si j'ai du mal à y croire: J-15! Savourez le foie gras et le saumon en pensant à moi!!

jeudi 26 novembre 2009

Pour ceux qui s'inquiètent ...

Rassurez-vous, la Mouette a été retrouvée saine et sauve après quelques semaines d'absence...
Elle avait été entraînée dans un voyage éprouvant, accrochée au rétroviseur d'un vieux van fatigué.
La chaleur et la poussière du bush n'ont pas eu raison de l'endurance de notre baroudeuse. Heureusement le voyage s'est terminé par un retour sur la côte, l'océan et l'air pur australien! La Mouette respire à nouveau.

Voici les photos des deux suspectes si jamais vous croisez leur chemin.Bande de sans-coeur, va...

mardi 24 novembre 2009

En voiture Simone! Et je roule à gauche!




En tant que Guest du blog de la Baroudeuse, je vais m’essayer au jeu du Conte…

Il était une fois, deux copines qui se sont retrouvées après 5 mois d’absence, à l’autre bout du monde : à l’aéroport de Sydney. Elles avaient toutes les deux de petits yeux, chacune ayant passé la nuit dans les airs ou sur la route. Retrouvailles émouvantes, une pluie de bisous, puis hop le métro pour retrouver l’auberge qui nous accueille pour 2 nuits.

Nous avons profité de Sydney quelques jours entre balades dans les parcs, lèche vitrines, musée d’art contemporain, city loop en bus vers Bondi Beach et ses surfeurs, avant de prendre le bus de nuit vers Melbourne.
Nous y avons récupéré notre nouveau compagnon : j’ai nommé le vieux (ah pardon, il est susceptible) je dirai donc le BRAVE van Mitsubishi SCUBAR. Les consignes de l’agence de location sont claires : check quotidien des niveaux d’eau et huile, pas de conduite de nuit ni de piste, et si on croise un kangourou il faut lui foncer dessus : « Don’t fucking swerve for Kangaroos or you will roll BAD !!! ».

En voiture Simone !

Le road trip a commencé par Philip Island au Sud de Melbourne. Cette petite île a des côtes presque identiques à celles de la Bretagne, à la différence près que moyennant quelques dizaines de dollars (ah, business !) il nous aurait été possible de voir des mini pingouins et des phoques. Nous avons préféré faire le tour de l’île à la rencontre des kangourous libres et anti capitalistes et marcher dans le sable qui grince.

Notre besoin de plus de dépaysement se faisait sentir. Le Nord de l’Etat du Victoria nous l’a offert.
En chemin : Ballarat puis Meldon avec leurs rues et façades dignes de westerns. La pluie de Sydney est vite oubliée, la température dépasse les 40°C. Le van chauffe, nous aussi. La bière et les glaçons rafraîchissent, mais pas autant que l’ancienne mine de quartz de Meldon. L’accent du guide ne me permet pas de tout comprendre, je me contente de buller au frais et d’écouter sa voix monocorde comme si elle sortait d’un vieux poste de radio.

A partir de Swan Hill, notre rythme est rodé.
A cause de la chaleur, nous roulons le matin, puis l’après midi, piscine et repos avant de repartir en fin de journée en profitant des couchers de soleil dans des endroits « so awesome ! » comme le Bush ou les collines de sables travaillées par le vent. De purs moments de contemplation qui nous ont permis de reprendre la route avec le smile.
Mine de rien, nous avons recréé chacune notre petite routine. A tour de rôle mais cependant selon un rituel bien établi : mettre de l’eau à bouillir le matin, trouver des sanitaires potables pour la toilette, trouver de la glace pour les tomates, le fromage et la bière (même contenu de frigo qu’à la maison dis donc), préparation du lit le soir dans le noir pour ne pas attirer nos ennemis les mosquitos puis petit film le soir sur l’ordi quand il est rechargé. Sans omettre notre apport protéinique hebdomadaire, un bon GROS steak (sans frite) comme dirait Thomas Dutronc ; que nous avions plaisir à préparer et à engloutir sur les Barbecues électriques à disposition dans les jardins publics.
Voilà notre quotidien, dans 2m3. Heureusement, je suis là pour ranger ce qu’elle dérange : l’équilibre selon Sarah est là…

Pour en revenir aux piscines municipales, nos fréquentations quasi quotidiennes nous ont permis de devenir des critiques dignes des guides de loisirs : prix, qualité de l’herbe, longueur du bassin, quantité d’espaces ombragés, hygiène des sanitaires… Les notes sont dans l’ensemble très bonnes le winner était la ville de Wentworth !

Ah Wentworth ! Avec sa piscine, sa rue principale avec des pubs, deux stations service et la Poste, sa prison-musée. C’est la 5e ville la plus peuplée de l’Etat de la Nouvelle Galles du Sud avec ses 1500 habitants… Dans le jardin public, je suis tombée sur un panneau qui m’a déconcertée : « Don’t feed the pelicans or you’ll kill them ». Sarah s’est bien moquée de moi… « Quoi ? On ne peut pas leur shooter dedans ??». « Feed, pas feet Emilie !! »… Sans commentaire…

Entre Wentwoth et Renmark, même s’il existe une route nationale, le hasard de la route (ou peut-être est-ce notre interprétation de la map road qui était hasardeuse…) nous a fait traverser 150 km de Bush sur des pistes de sable, de terre ou de gravillons. J’ai enfin trouvé la route en Australie ou je peux rouler où je veux, enfin surtout où je peux… Notre leitmotiv « Je roule à gauche » pour ne pas se tromper, n’avait ici plus lieu d’être. On y a croisé plus de cadavres de moutons et de kangourous que de voitures… La chaleur était étouffante, et une fois la réserve d’eau épuisée, on a fini par sucer des glaçons !

Après notre traversée épique du désert, nous avons longé la rivière Murray vers Adélaïde. Les canyons rouges qui la bordent contrastent avec sa couleur verte. Avec les vastes champs de blé, la palette de couleurs à certaines heures de la journée était vraiment magnifique.

Glenelg, que nous avons ensuite investi quelques jours est la station balnéaire d’Adélaïde. Le long de la côte, le sable est fin, la mer turquoise, et les villas modernes et imposantes.
A Adélaïde, outre le shopping et les balades, nous sommes allées au Central Market, sorte de grand marché alimentaire couvert près du quartier chinois. Sarah avait une envie irrésistible de fromage de chèvre : vœu exaucé !! Dans cette ville, comme à Sydney je suis stupéfaite par le prix des transports en commun. Ce qui me surprend le plus c’est que le prix varie en fonction de la destination. Se tromper d’arrêt c’est se mettre dans l’illégalité et risquer une amende ! Mais l’avantage c’est qu’ils sont tous climatisés. C’est peut-être aussi cher qu’une bière, aussi rafraîchissant mais sûrement pas aussi désaltérant, hein Sarah ?
Le 14 novembre, la parade de Noël est passée dans les rues du centre d’Adélaïde. Le bitume était recouvert de dessins et d’inscriptions « Merry Christmas » à la craie. Les rues sont déjà décorées, les rayons des magasins déjà achalandés de jouets et de guirlandes, et les restos annoncent déjà que la réservation des repas pour le réveillon peut commencer. Cela me surprend, pas seulement parce que je suis en tongues, mais parce que nous ne sommes qu’en novembre !

En retournant vers Melbourne, où nous devons ramener le Van, nous sommes passées par les montagnes des Grampians. La nuit au milieu de la forêt a été rude et courte. Les moustiques nous ont fait lever le camp à 6h00. A cette heure plutôt matinale pour nous, pas de touriste à l’horizon : royal pour profiter des cascades Mc Enzie et de la terrasse de Reid qui domine la Victoria Valley.

Bye Bye old Van SCUBAR !

Après un état des lieux d’1 min 30’ par l’agence et le questionnaire de satisfaction et de suggestions remplis, nous avons rencontré Rob, notre hôte adepte du couch surfing. Il vit dans le quartier de Fitzroy, à l’Est de Melbourne, dans une ancienne Brasserie en briques rouges réhabilitée en logements avec piscine sur le toit. Sarah est rodée avec le couch surfing, et même si je trouve cela très sympathique, ma pratique de l’anglais est durement mise à l’épreuve. Concentration et anticipation sont nécessaires mais bien souvent c’est la frustration de ne pas réussir à dire ce que l’on veut… Tant pis ! C’est une nouvelle expérience !

La dernière étape se termine. Melbourne est une ville très agréable, vivante, avec une architecture moderne très étonnante. Visite de musées, de la prison (déformation professionnelle, je m’excuse !), city loop dans un tramway du début du siècle, shopping, jardins publics et déambulations dans les rues, resto et night club ; voilà comment nous avons fait la découverte de cette ville. Elle plaît à Sarah, elle y reste pour travailler, je crois que c’est un bon choix !

L’article commence à être long, bravo aux courageux. Toutes les bonnes choses ont une fin, je repars dans mon home sweet home heureuse de ce voyage mais surtout heureuse de l’avoir partagé avec Sarah. C’était long 5 mois !

Attention Nicole, Jean-Claude et Alice, je reviens avec des kilos de bisous dans mon sac !

Emilie

dimanche 8 novembre 2009

Bye Bye Cairns, Hello Sydney !



J'aurais passé 10 jours à Cairns. Je pense que j'ai un peu trop traîné avant d'arriver à destination. Au final, cette grosse semaine sera surtout un moyen pour moi de me poser et souffler. Je passe les deux premiers jours dans une auberge en ville. La saison humide se profile, les journées sont rythmées par de violentes averses qui s'arrêtent aussi vite qu'elles ont débuté. On voit à l'horizon les montagnes auréolées de gros nuages. Mais il fait extrêmement doux, alors même s'il pleut, tout le monde se ballade en débardeur. Le vrai climat tropical quoi! Je profite d'être en ville pour faire un peu de shopping, quoi de mieux pour remonter le moral que de passer une heure dans une cabine d'essayage? Les vendeuses sont disponibles car la ville est calme. Les touristes ont fuit l'humidité du Queensland pour la chaleur du Sud.

Cairns est une ville internationale, même si je suspecte que ce que je prends pour le centre ville n'est autre qu'un coin à touristes. Ici sans voiture, on reste près du lagoon (piscine ouverte) et de la marina qui déssert la Barrière de Corail. Tout est fait pour satisfaire les japonais, chinois, allemands, francais... Magasins de souvenirs, magasins de vêtements, Louis Vuitton... Comme j'ai pu le constater à plusieurs reprises auparavant, les "vrais" Australiens eux vivent surtout en périphérie, et ne se rendent que rarement sur le front de mer.

Compréhensible donc que la majorité des touristes ne rencontrent pas de "locaux" durant leur voyage. Même les serveurs dans les pubs sont des étrangers comme moi. Ils travaillent avec un Working Holiday Visa! Je suis donc ravie au bout de deux jours de quitter Cairns pour rejoindre ma nouvelle hôtesse Helpexchange, Seva.

Seva vit à Gordonvale, à 20 km au Sud de Cairns. Après une heure en bus, me voilà rendue dans cette petite bourgade. En sortant du bus une forte odeur sucrée et un peu écoeurante me saute au nez (hihi): Et oui, on dirait que la ville a été construite autour de l'usine locale de canne à sucre. Le pub, le club de tennis, le parc et les commerces sont donc tous à 200m de l'énorme cheminée fumante de l'usine!Le bruit de l'usine couvre celui de la circulation, mais les habitants ne semblent pas plus gênés que çà!
Seva habite dans une petite maison en bois qu'elle rénove seule depuis maintenant 4 ans. Un vrai coin de paradis, la maison est entourée d'un jardin regorgeant de fleurs tropicales. Il y a des portes de tous les côtés, j'apprendrais plus tard que cela facilite l'aération en été. Ici on cherche les courants d'airs, pas comme en Bretagne où on les fuit! Donc il y a toujours une petite brise bien agréable et le soir on entend les petits cris des geikos (salamandres) qui se balladent au plafond...

Seva est professeur d'art plastique dans un collège et peint aussi ses propres peintures. Elle a beaucoup voyagé en Inde et en Europe. Les photos de ses 5 enfants se succèdent sur les étagères à côté de ses statuettes de Buddha et autres bibelots ou grigris indous. Je me sens tout de suite chez moi, il n'y a pas à dire, les maisons en bois, on ne fait rien de mieux!!

Seva est à l'école pendant la journée et durant mes missions de jardinage je sympathise avec les voisins de l'autre côté de la barrière, Steeve et David. Steeve est de Brisbane mais souhaite s'installer sur Cairns. Donc en attendant de trouver du travail, il a installé sa caravane dans le jardin de David. On se fera quelques après-midi ballade dans les environs ensemble (il a un super 4X4 turquoise!).La semaine passera finalement très rapidement.

Le dimanche j'annonce à Seva que je grimperais bien la Walshs Pyramid, grande montagne qui surplombe la vallée de Gordonvale. J'aurais peut-être dû me renseigner avant... Au début du chemin, un panneau annonce que la randonnée est de niveau difficile et prend en moyenne 5-6 heures. Trop tard pour reculer, alors c'est parti! Je mettrai au final 3 heures : 2 pour monter et une pour descendre.J'ai eu envie d'abandonner à plusieurs reprises mais la ténacité aura payé : le panorama est à couper le souffle. Petit clien d'oeil : deux randonneurs rencontrés au sommet me demandent d'où je viens. Je leur raconte mon "parcours", il se trouvent qu'ils travaillent pour Louis Vuitton à Cairns et l'un d'eux a séjourné au Westin Paris il y a quelques années. Il devait certainement faire parti d'un des groupes Louis Vuitton dont je me suis chargée à l'époque! Le monde est petit, tout petit.

Avant mon départ je m'accorde une croisière sur la Barrière de Corail. Après une journée de plongée à admirer les poissons, tortues et coraux, je réalise que j'ai attrapé des coups de soleil sous l'eau: jolie la marque de bronzage de la combinaison !
Mais il est temps pour moi de quitter l'Etat du Queensland. Je prends l'avion pour re-descendre à Brisbane. Je retrouve Patrick pour le week end. Il a besoin d'un coup de main samedi pour réparer l'escalier extérieur de la maison d'un ami.Je deviendrai donc son apprenti pendant une matinée, à couper, poncer et peindre les marches. Surprise à la fin du travail, Patrick me donne mon argent de poche ! Parfait pour organiser un petit barbecue improvisé chez Wade dans sa maison au bord de la plage.Ces messieurs rigoleront bien quand je leur raconte mes aventures de ces derniers mois.

Le lundi suivant, j'attrape le bus qui me conduit à Sydney ... en 18h ! C'est çà quand on veut absolument faire des économies! J'arrive à Sydney un jour particulier : le 2e mardi de novembre a lieu la Melbourne Cup, plus grosse course hippique du pays. Tout le monde vit au rythme des pronostics depuis 10 jours maintenant. Même le Premier ministre a donné son avis!

Il fait beau et chaud et cela me fait bizarre de me retrouver à l'aéroport de Sydney plus de 4 mois après mon arrivée. Emilie atterrit à 07h20. Je regarde anxieusement les passagers à la sortie B du Terminal... Et si la douane trouvait les paquets de gâteaux commandés à maman ? Et s'ils détectait la bouteille de Champagne précieusement emballée par Emilie?Le temps passe, le temps passe et voilà que j'aperçois la frimousse familière. Cheveux bouclés fraichement coupés et jolies lunettes roses devant des yeux biens fatigués après 20 h de vol. C'est bien ma Milouse, elle sera chargée de redistribuer tous les bisous que je lui ai fait à la famille et les amis. En route maintenant !

dimanche 25 octobre 2009

Alerte ! La Mouette a fait une fugue ...


Quelle ne fut pas ma surprise en regardant le journal televise hier ?!
Voila que la Mouette s'invite en direct ...
Il faut dire que je l'avais un peu abandonnee ces dernieres semaines. "Ca va un temps les kangourous, les vaches et les chevaux, mais il ne faudrait pas oublier ses racines Madame Sarah"!
Promis la Mouette, on va te remettre en Prime Time. Susceptibles ces petites betes la...

Pour voir ou revoir sa minute de celebrite, voici le lien :
http://tv.lepost.fr/2009/10/23/1755889_un-mouette-geante-s-invite-au-jt-en-australie.html

mercredi 21 octobre 2009

"Ills down !!" (traduction: "talons baissés!")


Harvey n'aura de cesse de me répéter ces deux mots pendant mes cours d'équitation.Oh il était patient. Monter à cheval pour la première fois à 28 ans, c'est pas du courant par ici. Alors il était tolérant avec moi !

J'ai quitté The Brook après trois semaines qui resteront inoubliables. Harvey n'habite pas très loin, mais on décide de se retrouver à Charters Towers.chacun a besoin d'aller en ville pour faire un peu de shopping et c'est l'occasion pour moi de pouvoir passer quelques coups de fil car je n'avais pas de réseau depuis tout ce temps.Marie et Nick m'annoncent qu'ils m'attendent à Cairns, alors quand je leur annonce que je prolonge mon séjour ils sont un peu déçus.C'est le moment pour nous de prendre des routes différentes : Ils continuent vers le Nord et Darwin alors que moi je prévois de redescendre au Sud vers Sydney pour Novembre.Qui sait, peut-être que l'on se retrouvera dans quelques mois?...

Harvey habite à environ 60 km de Charters Towers à la station "Lochwall". Il n'est pas propriétaire, mais il est chargé d'entretenir une maison immense et un jardin qui l'est encore plus.Il est "Horse Breaker": en fait il forme des jeunes chevaux qui n'ont généralement jamais été montés auparavant et qui seront destinés à la surveillance du bétail ou parfois à des courses hippiques.Toute sa famille est originaire de Charters Towers et il monte à cheval depuis qu'il a 5 ans. Il a pas mal voyagé : Canada, USA, Afrique... et il a eu différents emplois toujours en rapport avec le cheval biensûr : jockey jusqu'à ses 14 ans, puis il a travaillé dans des cattle stations au Texas, il a même fait des courses de chariots...Autant dire que c'est un cow boy, un vrai !

Même si on est pas loin de The Brook, le paysage est quand même différent. C'est un peu plus vert, il y a une creek (petite rivière) et un grand lac à 5 minutes de la maison. On voit des wallabies (petits kangourous) dans tous les coins, mais aussi beaucoup d'oiseaux, de pélicans, de cygnes noirs et des cochons sauvages !
Harvey m'accorde une journée de repos à mon arrivée, il faut dire que je dois avoir une petite mine. Mes tribulations de ces dernières semaines commencent à se faire sentir. Juste le fait de passer une journée entrecoupée entre sieste et lecture dans le jardin, c'est le pied !
Pour sa part, Harvey est débordé. Il faut dire qu'il a eu deux week ends loin de la station (mariage et Ewan) et qu'il vient d'accueillir trois nouveaux chevaux à former.En tout il a 6 chevaux à former de A à Z, et encore 8 autres chevaux avec une formation plus légère car ils sont encore jeunes.
Le matin on se lève avec le soleil. Les Australiens ne connaissent pas les volets, et il m'est impossible de résister aux couleurs du soleil au petit matin. Harvey se lève vers 5h30, moi je trainasse une heure de plus.Il fait encore bon à cette heure de la journée, passé 8h c'est la fournaise avec une pointe généralement à 14h. C'est difficile à supporter pour moi.

Dimanche il faut ferrer 3 chevaux que les propriétaires souhaitent vendre. Il faut donc qu'ils soient tout beaux pour les photos. Mine de rien on y passera la journée ! Je suis la photographe et j'apprends que les photos de chevaux sont les plus difficiles à prendre. Il faut que le cheval ait l'air détendu et heureux ... Pour moi c'est du chinois! Un cheval, c'est un cheval! Mais non, il faut observer les oreilles, veiller à ce que l'on voie bien les quatre jambes, que la tête ne soit ni trop haute, ni trop basse. Sur une cinquantaine de clichés, Harvey n'en gardera que cinq.

On établit notre petite routine : Harvey travaille jusqu'à 10h, pendant que je fais ménage et lessive. On se retrouve à 10h pour le "smoker" : c'est la pause matinale autour de la tasse de thé. Puis il retourne travailler jusqu'à 13h et moi je fais du jardinage. Jusqu'à 14h30 c'est la pause déjeuner et la sieste car il fait vraiment chaud. Je le retrouve vers 17h pour ma leçon d'équitation journalière.Les deux premiers jours je restais dans l'arène pour apprendre les basics (il m'a même sorti un bouquin de leçons) mais les derniers jours on part tous les deux faire une ballade sur la propriété. On traverse la rivière, on va voir les vaches et il en profite pour faire quelques exercices de course de bétail avec un des chevaux à former. Pour moi c'est un peu moins monotone que de tourner en rond dans une arène et c'est vraiment ce que j'aime faire : silloner la propriété à dos de cheval, comme une vraie cow girl !

La semaine passe lentement. Mine de rien ce n'est pas facile tous les jours de vivre avec un cow boy, célibataire endurci qui plus est! La communication n'est pas évidente tous les jours. Quoi de plus différents qu'une petite francaise parisienne et un cow boy australien ?!Le samedi suivant Harvey compte se rendre à Charters Towers pour une nouvelle course hippique. C'est l'occasion pour moi de rejoindre la civilisation et surtout la côte. Je crois qu'après un mois dans la poussière et la fournaise il me tarde de retrouver l'air marin et surtout les plages!

Je passe le week end à Townsville, le temps pour moi de régler mes petits soucis avec ma banque australienne ("mais où est ma carte bleue ?"),et lundi j'attrape le bus pour Cairns.Je passerai une semaine chez Seva à partir de mercredi. J'ai trouvé son adresse grâce au site Helpexchange. Elle vit dans la banlieue de Cairns et a besoin d'un petit coup de main chez elle.Cela me permettra de voir un autre aspect de Cairns qui est une ville réputée comme étant LA destination des touristes , Japonais, Allemands (on s'en serait douté) et Francais... Bouh, c'est pas pour moi tout çà. Alors on verra bien ce que me réservent les prochains jours.Mais déjà le décompte a commencé avant l'arrivée d'Emilie, le 3 novembre c'est presque demain!

dimanche 18 octobre 2009

"Birthday Girl"



Assise dans un Mc Donald's à attendre mon bus qui arrive dans 3 heures, quoi de mieux à faire que de mettre à jour son blog ?Me voilà au départ de Charters Towers, de retour vers Townsville pour le week end et lundi, 6 heures de route avec comme terminus... Cairns, enfin!Certains diront que plus de 3 mois pour faire Sydney-Cairns çà fait un peu long, je leur accorde. Surtout que dans 10 jours il faut déjà que je re-descende à mon point de départ pour accueillir Emilie à l'aéroport de Sydney.Ma copine vient me rendre visite pour 3 semaines, super!

Ces deux dernières semaines ont été bien chargées. Souvenez-vous, je vous quittais pour passer un week end spécial pour mon anniversaire.

Deux semaines que je n'avais pas quitté The Brook. Autant dire qu'à notre départ pour Ewan j'étais super excitée!Cà c'était avant de me payer deux heures coincée entre les deux sièges-auto des filles sur une route digne du Paris-Dakar!Autour de moi,Darcy Sr est concentré sur la route en chantant de la musique country; Lynda et les filles dorment comme des bébés. Mais comment font-elles pour ne pas se réveiller à chacune des bosses qui rythment le parcours toutes les 2 minutes ?Encore l'occasion pour moi d'ajouter une série de bleus à tous ceux que je collectionne sur les jambes.

Je ne sais pas vraiment alors ce que me réserve ce week end. Lynda m'a dis d'apporter une robe mais pas trop fragile car on sera au milieu de la campagne.Darcy Sr semble impatient d'arriver. Il a l'air vraiment différent des autres jours. Monsieur est plutôt sérieux et limite taciturne d'habitude. Aujourd'hui le voilà tout sourire, bavard comme jamais, il chante même !

On tourne à un carrefour. Une file de 4X4 se forme dans un chemin menant à ce qui ressemble à un champ... jusqu'à ce qu'une demi-douzaine de chevaux de courses et leurs jokeys colorés nous passent devant le nez. Nous voilà arrivés à Ewan!Ici tout le monde se connaît. La plupart des personnes présentes viennent depuis leur jeunesse. Car les Races d'Ewan sont un événement familial. Des enfants partout, çà court et çà crie. Ingrid et Grace ne font pas exception.Nous passons ce premier après-midi à saluer toutes les connaissances. On me présente comme "la petite Française". Nombreux sont ceux qui se demandent comment j'ai pu tomber dans un événement connu uniquement des locaux. Bon, je crois que je serai la seule "non-australienne" pendant 2 jours.

Les épouses ont sorti leurs robes "classe", leurs chapeaux à voilette bien évidemment et leurs talons. Ces derniers ne survivront certainement pas à la poussière du bush, mais peu importe!Ces messieurs sont tous en jeans et chemises, chapeau et bottes de cow boy assortis !Le bar est bondé et se vide inlassablement à chaque début de course pour se remplir 20 minutes après. Il faut dire qu'il fait chaud, ils annoncent une pointe de 39°C pour dimanche avec une jolie tempête de sable.Mon verre de vin blanc se réchauffe à vue d'oeil, on me propose des glaçons. Quoi?! Je fais ma bourgeoise en leur annoncant qu'en France c'est sacrilège de mettre des glaçons dans le vin. "Mais tu n'es PAS en France Sarah". Pas faux, bien envoyé.

A 16h30 a lieu la dernière course de la journée, mais tout le monde reste à Ewan. Et oui à 5 min de la piste de courses se trouvent les "camps". Ici c'est du camping "sauvage" qui s'est civilisé au fil des ans. Les camps regroupent des familles, des amis. Ils comptent chacun quelques petites maisonettes,des tentes, des doucheschauffées au feu de bois et une grosse cuisine avec barbecue. Les camps les plus anciens sont généralement les plus gros et les plus confortables. Mais les nouvelles générations créent leurs propres camps et chaque année il y a des transferts de camps à camps.Les O'Brien sont toujours dans le camp de leur enfance (Lynda et Darcy se sont rencontrés à Ewan...). Mais depuis 2 ans Darcy tente de convaincre son épouse d'aller dans le camp de leurs amis, avec les jeunes de leur âge. Mais Lynda refuse, il faut dire que son père possède une maisonette sur son camp, alors c'est luxe et confort!

Après une soirée familiale le vendredi, nous sommes de retour sur le champ de course dès le samedi matin.Il y a des jeux pour les enfants, un défilé de mode, une vente aux enchères (qui veut un lot de barils de pesticide ?). La bière coule à flot dès 10h et il y a un groupe de musique country... qui s'arrête pour souhaiter l'anniversaire de "Sarah de France". Pete, le père de Lynda, m'a réservé cette petite surprise. Me voilà debout au milieu de 250 australiens qui me chantent "Happy Birthday".Stressant et surtout bien émouvant ! Moi qui n'arrive pas à joindre la France car au fond du bush on n'a pas de téléphone ni d'internet, je passerais a journée à me faire arrêter par des "Hey, it's the Birthday Girl!". Et dire qu'il y a 5 jours j'avais peur de passer mon anniversaire toute seule.

La journée sera donc festive. On se paye même le culot de parier sur la dernière course du week end, c'est la plus importante, celle de la "Coupe". Darcy est un parieur frileux, alors on décide de faire un tir groupé. Nous voilà donc 7 à mettre chacun 25 dollars dans un pot commun et à se concerter. Au début la soeur de Lynda gentillement me demande de choisir un cheval. Après tout c'est MA journée, peut être serais-je chanceuse?Mais après renseigement mon cannasson a gagné une seule course... en 2006. Finalement on se retourne vers les conseils des copains de Darcy. Et ce sera un coup gagnant! Notre cagnote de 175 dollars se transforme en 612 dollars!!! Tout le groupe saute et crie en coeur à l'arrivée des chevaux.Bon, maintenant se pose le problème du partage, Darcy se remet à mes compétences de comptable!
Je vous passe les détails de la soirée du samedi, on a bien arrosé mes 28 ans, et j'avoue que cela restera un souvenir bien émouvant.

Le dimanche, tout le monde est debout à 7h30 (pas de grasse mat' ici), et à 9h chaque 4X4 reprend le chemin du retour. Malgré mes yeux bouffis, je n'arriverai pas à dormir. Fichue route cabossée. Mais que fait la voirie australienne (tu peux postuler papa ?)?

De retour à The Brook, la routine revient vite. Gentillement Lynda me propose de garder les filles une journée, histoire de récupérer du week end. J'étais un peu sceptique connaissant les deux "zébulons". Mais il s'avérera que les filles sont aussi fatiguées que moi, alors on "s'auto-baby-sitte" en regardant les DVDs de "Winnie the Pooh".

Le mercredi suivant je reçois un appel d'Harvey, le meilleur ami de Darcy Sr. Je l'ai rencontré à Ewan. Il forme des jeunes chevaux qui sont soit destinés aux stations de bétail, soit aux courses. Je lui ai parlé de mon expérience équestre pas très concluante à Canberra en juillet dernier. Il se propose de me donner quelques cours d'équitation en l'échange du désherbage de son jardin immense.J'y passerai une semaine. Mais vous aurez les détails au prochain épisode car çà y est mon bus Greyhound arrive...

lundi 5 octobre 2009

Allez, on va voir les vaches !

Il nous faudra plus de quatre heures de route avant d'arriver a la station.
The Brook est située à 300 km à l'ouest de Townsville. La ville la plus proche est Charter Towers, ancienne cité minière, et elle se trouve à 170 km.
Autant dire qu'il ne faut pas oublier sa brosse à dent car il n'y pas de supérette à moins d'1h30 de route de la station.
On passe du bitume à cette fameuse terre rouge australienne. On pile à un carrefour: devant nous s'élève une panneau de 2 mètres avec une série de noms de propriétés. Sur l'avant-dernière ligne : "The Brook - 114 km".
La route devient de pire en pire, ici impossible de circuler sans 4X4. Le paysage autour ne change pas. Cette herbe jaune, les arbres aux troncs blanc-gris, une petite rivière de temps en temps. Je me rends compte qu'il doit être très facile de se perdre ici. Pas de montagnes, pas de dénivelé et le paysage est si uniforme, on a vraiment aucun point de repère à l'horizon.
Mon chauffeur Darcy a 19 ans et travaille depuis 4 mois maintenant chez Linda et Darcy.
Et oui, deux hommes sur la propriété et ils ont le même prénom! Darcy "Junior" vient de Brisbane. Après avoir obtenu son baccalaureat, l'appel de l'université n'étant pas très fort, il s'est accordé un an dans l'outback, le temps de décider ce qu'il ferait par la suite.
Linda et Darcy "Senior" sont un jeune couple d'une trentaine d'années. Cela fait 5 ans qu'ils ont repris l'exploitation des parents de Darcy. Ils ont deux filles : Grace (4 ans) et Ingrid (2 ans).
La propriété fait 52 000 acres, et ils ont 8 000 bêtes, dont plus de 5 000 sur "The Brook". 2 cow boys pour 5 500 bêtes, vous lisez bien, çà fait pas lourd!
Ils s'en sortent beaucoup grâce au wwoofing, renforcant leur équipe lors du "mustering".
Linda travaille en plus de se charger de nourrir le staff et faire la compta de la station. Elle est consultante en droit des affaires, et elle fait tout çà par internet...
Ils viennent d'embaucher une nanny pour les 2 filles, car Linda ne s'en sortait plus.
Nous sommes donc trois à loger dans la "staff house": moi, Darcy et la nanny, Megan.

Je ne verrais pas longtemps Linda et les enfants puisqu'elles partent à Townsville pour une semaine.
Me voilà donc seule avec les deux Darcy, et une mission d'importance : les nourrir !
Mes journées sont rythmées par la cuisine et le ménage dans la maison la matinée, et l'après midi sur la propriété avec ces messieurs.
Je suis dans le bain dès le premier jour: on doit trier 800 jeunes veaux selon leur taille et les traiter contre les tiques.
Me voilà donc dans le "yard" a vouloir faire avancer les vaches d'un sas à un autre. Je me rends vite compte que certaines sont bien têtues.

Seul au milieu de nulle part, la débrouillardise devient un atout précieux, ou comme me l'a appris Darcy Junior : "The Big P for Perseverance".
Le caminon-"benne" dans lequel on prepare la mélasse des vaches nous a laché. Darcy Sr essaye de le réparer pendant une journée, mais rien à faire, il ne démarre plus.
Me voilà donc à conduire le Backhole (le tracteur) en tirant Darcy Jr derriere dans le camion benne... On rigole au début, mais après 2 colisions, on se décide à faire un peu attention.

Darcy Sr part rejoindre ses femmes pour le week end car ils ont un mariage.Il nous laisse donc seuls dès jeudi avec Darcy Jr et une liste de tâches à faire.
Je rigole bien quand il nous montre sur un plan satellite les barrières qu'on doit réparer.
Et oui, la propriété est si grande que Monsieur Utilise des photos satellites. Sauf que sur le plan TOUT se ressemble. Des arbres partout. On ditingue quelques chemins, et quelques reservoirs d'eau.
Mais s'il n'avait pas dessiné les barrières, on verrait qu'une page jaune uniforme!

Il n'y aurait eu aucun souci si on avait pas coincé le backhole dans la boue dès le 2e jour.
Après avoir vu une vache coincée dans la boue, on a voulu la sortir avec un des camions, qui lui aussi s'est enlisé.
DOnc on a pris le backhole pour le sortir de la boue... malheureusement lui aussi s'est enlisé!
Bonne éxécutante, je suis les ordres de Darcy Jr depuis le début. Comme tout ado de 19 ans, monsieur semble très sûr de lui. Et une fois que la situation est bien pourrie, le voilà qui se tourne vers moi paniqué : "qu'est-ce qu'on fait maintenant ?".
Je me mords la joue pour ne pas lui répondre "Eh mon grand, c'est toi le cow boy et moi la nana de la ville!". Il faut croire que "The Big P for Perseverance" ne marche pas à tous les coups! ET en plus la vache était trop crevée pour se relever, donc on a dut l'abattre, dur.
On a attendu le retour de Darcy Sr pour sortir le tracteur. On avait plus d'ongles en pensant à l'engueulade qu'on allait se prendre.
Sans parler du jardin de Linda dont la moitié des plants se sont fait dévorer par 3 vaches téméraires.
Pas mal le week end !
Mais finalement, plus de peur que de mal, tout se finira bien. Et je me paierai le nettoyage du backhole pendant 3 heures!

La majorité du temps on vit au rythme du soleil, du lever au coucher.
Comme on a aucun moyen de se repérer dans le bush, et pour le cas où je perdrais ma radio ou que mon quad me lacherais, ils m'ont appris à m'orienter au soleil. Pas très concluant. Alors je mémorise et visualise à fond les chemins qu'on prend à chaque fois.
SOuvent je me surprends à sourire en pensant à mon look. Le chapeau de paille avec les lunettes de soleil. T-Shits et jean pourris, en train de conduire un tracteur, un quad ou un camion sans frein en plein milieu de l'Outback poussiereux avec des vaches tout autour.
C'est comme si je jouais à la ferme playmobile en taille nature!

Me voilà déjà arrivée à ma 2e semaine chez les Obrien, toute la famille est maintenant de retour, mais la nanny Megan ne sera pas confirmée et nous ne sommes donc plus que deux dans la "staff house".
Mon anniversaire est samedi, Linda et Darcy m'invitent pour l'occasion à venir avec eux à un événement un peu particulier.
Tous les ans a lieu le Race d'Ewan, à 200 km de The Brook. Il s'agit de courses hippiques au milieu du bush et tous les fermiers du coin s'y rendent pendant 3 jours.
Encore l'occasion pour moi de vivre au rythme des gens du coin!

dimanche 27 septembre 2009

A bord du Brumstick

Avant de quitter mon auberge d'Airlie Beach pour mes 3 jours de voile dans l'archipel des Whitsunday Islands, je papote avec ma coloc de chambre.
Nienke a 23 ans, elle est hollandaise et vient de finir sa 5e année de médecine. Elle s'est pris un break de 3 mois, un mois et demi dans un hopital au vietnam, et un mois et demi de tourisme en Australie. Elle est a 4 semaines du retour et le stress se fait sentir. Elle me fait penser à Alice. Courage petite soeur, tu vas t'en sortir. Ne craque pas !!!!!

Il se trouve que Nienke embarque sur le même bâteau que moi, le Brumstick. Encore une fois comme c'est la basse saison, les bâteaux ne sont pas bondés. Le notre peut accueillir jusqu'à 25 personnes, mais au final nous seront 17. J'avais hésité entre un catamaran et un voilier, mais les catamarans accueillaient des groupes bien trop gros à mon goût. Donc le choix fut vite fait. Le groupe est bien équilibré filles-garçons, jeunes-vieux, et il y a de toutes les nationalités, avec comme toujours une majorité germanique (reste-t-il des allemands en Allemagne? Ils sont tous ici on dirait!). Je suis la seule francophone, mais çà me convient parfaitement.
Notre équipage a l'air bien sympa, le soleil et le vent sont de la partie, bref toutes les conditions sont réunies pour que ce voyage soit une réussite.

Et il le sera. Trois jours de navigation, arrêts snorkeling (plongée tuba), randonnée sur une des 74 îles de l'archipel, et puis mon fameux baptême de plongée bouteille. La honte quand même pour une bretonne. On est quatre personnes à avoir choisi cette plongée, je suis la seule fille. Parfait, si je me plante, j'aurai 3 hommes pour me secourir ! Finalement, mes gardes du corps ne sont pas au top de leur forme: l'Anglais a mal aux oreilles avec la pression, l'Irlandais a le mal de mer (!!!) et l'Allemand tiendra une minute sous l'eau avant d'abandonner, décrétant que la plongée, "c'est vraiment pas son truc"! Je me retrouve donc à 12 mètre sous l'eau avec notre "instrutrice", à admirer le corail et les pitis poissons! J'ai adoré, il me tarde de recommencer.

Le matin on se lève avec le soleil, et comme personne n'a de montre, on ne hurle pas en réalisant qu'il est 5h45 ! Soleil rose sur l'eau,les tortues nous saluent dans l'eau, j'ai la petite brise marine dans les cheveux,l'odeur du café tout chaud, pas un bruit autour. Les autres bâteaux sont encore endormis. Nous seront les premiers arrivés sur la Whiteheaven beach.
Elle porte parfaitement son nom. On distingue des ombres dans l'eau cristalline : des raies et des bébés requins. Pas de méduses encore, alors on tente la baignade sans la combinaison. Pas d'incidents, ouf! Encore un coin de paradis.

En fin d'après midi, les skippers nous proposent de faire une excursion "qui n'est pas sur la brochure" : Les voilà qui nous laissent sur un îlot de sable pour savourer notre apéro en admirant le coucher du soleil. Petit à petit notre île rétrécit avec la marée montante. On est bien rassurés de voir notre skipper arriver à 19h pour nous ramener au Brumstick: "Pas d'inquiétude, la marée est haute à 20h, j'avais encore de la marge...".

A notre retour à Airlie Beach, une table nous est réservée dans un pub pour le soir même, histoire de se quitter autour de la boisson nationale... la bière!
Chacun se promet de se donner des nouvelles sur facebook, des airs de colonie de vacances tout çà :D.
Pour ma part, je pars le lendemain pour Townsville, capitale du North Queensland. Après 3 jours de plage, shopping utilitaire (creme solaire, chapeau de paille, T-SHirts de l'Armée du Salut), je suis parée pour mon séjour dans la catlle station (cattle: bétail) "The Brook".
Darcy vient me chercher le 20 septembre. Il y a 3 mois pile je décollais de l'aéroport Charles de Gaulle. Tant de choses vécues depuis, et encore 9 mois à venir.
A suivre...

lundi 14 septembre 2009

Mister Fraser et Lady Musgrave sont dans un bateau...



Voilà bien longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles.
Une semaine est passée depuis que j'ai quitté Hervey Bay. Une fois encore j'étais supposée rester 2 jours mais finalement Kathy (mon hôtesse) m'aura convaincu de rester une nuit supplémentaire.
Ce séjour me laissera des souvenirs mitigés. La rencontre avec Kathy et sa petite famille fut plus qu'agréable, mais d'un autre côté ma journée à Fraser Island ne fut pas à la hauteur de mes espérances.
Oh oui cette île est somptueuse. Plus grande île de sable au monde, uniquement les 4X4 sont autorisés à y circuler. Les déplacements sont plus qu'épiques sur ces routes sabloneuses (mieux vaut ne pas déjeuner avant...), et les "ensablements" sont très courants.
Mais voilà, mal conseillée, je me suis retrouvée dans un groupe de presque 50 personnes. Tout ce que je déteste, moi qui préfère les petits groupes plus intimistes. Donc la journée fut une succession d'attentes des retardataires, le groupe etait bien impersonnel et
je ne me suis jamais sentie aussi seule que ce jour là. Mais bon, je me souviendrai du Mckenzie Lake, avec son sable blanc si pur et son eau turquoise, la forêt tropicale, les plages immenses transformées en voie express (limité à 80 svp!).
A la fin de la journée j'étais bien contente de retrouver les autre backpackers qui séjournaient chez Kathy et discuter jusqu'au bout de la nuit...
Patrick et Marie m'avaient conseillé de faire un arrêt à 1770 (oui, c'est le nom d'une ville), petit coin de paradis encore méconnu de tous les touristes.
Je suis arrivee une auberge presque déserte, propreté irréprochable, dortoir pour moi toute seule, et staff plus que disponible, le bon-heur!
L'auberge était en fait basée à Agnès Water, la "blink-city" typique. Qu'est-ce qu'une blink-city? Une ville qu'on traverse en un clin d'oeil (blink)! Et il y en a beaucoup en Australie croyez-moi!
1770 est situé à 6 km d'Agnès Water et compte 30 habitants à l'année. Elle doit son nom à l'année où le Lieutenant Cook (pas encore Captain) a découvert cette baie. On y trouve une marina avec 2 compagnies organisant des tours vers Lady Musgrave Island. C'est un petit coin parfait pour la pêche, la plongée et un peu de surf.
Après quelques détails bancaires réglés le premier jour (Carte bancaire cassée, bouh), journée relax sur une plage quasi déserte, puis une journée rando avec session "je suis perdue dans le bush"(!!!), et enfin une journée à Lady Musgrave Island. J'ai pu découvrir le sud de la barrière de corail, plonger dans des eaux turquoises, admirer ses poissons multicolores (j'ai trouvé plein de Nemos!), je ne fut pas déçue du voyage!
Me voilà donc repartie sur la route regonflée à bloc. Du moins c'était avant mes 9 heures de route de nuit dans un bus pour rejoindre Mackay!
Mon nouvel hôte s'appelle Brenton, c'est un ami de Kathy, et mon premier anarchiste Australien! A l'approche du 11 septembre, il a absolument voulu me prouver par A+B la conspiration concernant la destruction des Tours jumelles. Un peu déprimant tout çà!
Sinon à peine arrivée à Mackay je me suis demande un peu ce que je faisais là! La marina est à 20 minutes en voiture du centre ville. Kathy m'avait dit qu'il y avait des départs pas chers pour les Whitsundays Islands, mais non, tout se fait à partir d'Airlie Beach un peu plus au Nord (super Kathy!).
Alors je traîne dans les rues à la recherches des bâtiments Art Déco qui font la renommée de la ville. Dommage que mon appareil photo soir encore kaputt (longue histoire).
Agnes water était un des derniers endroits où il est possible de se baigner sans craindre les méduses. Donc à partir de maintenant, pas de baignade sans combinaison. Les villes proposent donc des "lagoons" artificiels afin que l'on puisse se baigner malgré tout. C'est pas mal, et surtout c'est gratuit ! J'ai donc fait mes recherches pour mon prochain Wwoof les pieds dans l'eau.
Après une journée à l'Eungella National Park à la recherche des ornithorynques, Brenton m'a déposée finalement à Airlie Beach où j'ai retrouvé Nick. Normalement Marie revient dans 2 jours. Le petit groupe de Sydney se reforme!
Je pars cet après midi pour 2 jours-2 nuits sur le voilier "Brumstick" pour découvrir les Whitsundays Islands et faire ma première plongée avec bouteille. Le vent souffle bien et le soleil est de la partie, donc on croise les doigts, mais ce devrait être un beau voyage.
A mon retour mercredi je reprendrai la route pour Townsville où on vient me chercher pour mon prochain wwoof : je vais enfin découvrir l'Outback Australien puisque je vais passer 2 semaines dans une ferme de 52 000 acres avec des vrais cow boys et des vrais vaches (!). Cà promet d'être folklorique !!!!!!

mercredi 2 septembre 2009

Aurevoir Livy et les babies ...

Et bien voilà. Après trois semaines à pouponner, jardiner, peinturlurer, cuisiner... me re-voilà sur la route.Oh oui, je sais que dernièrement j'avais parlé de trouver un travail sur Noosa et éventuellement investir et avoir ma propre voiture. Et bien non, les plans sont faits pour être changés n'est-ce pas ?
Le départ a été un peu "émotionné" : on a vite pris nos habitudes avec Livy et je crois même qu'elle aurait bien aimé que je m'installe dans le coin pour faire un peu de baby sitting de temps en temps!
Il me restera de nombreux souvenirs : nos quelques débats culinaires (végétarienne moi ? jamais!), ses conseils vestimentaires quand on faisait du shopping à l'Armée du Salut (!!), et puis bien évidemment ses bébés... Pas sûre de vouloir goûter à la viande de kangourou moi maintenant...
Et puis je quitte aussi la bande de copains de Patrick : Wade et Dean, qui furent des guides parfaits pendant mes quelques échappées de Boreen Point : Escalade au Mont Coluum, ballade au Noosa National Park, week end barbecue et bâteau sur le Coothabara Lake, et mon premier bain sur une des plus longues plages locales au Sandy National Park. Ce "petit" coin d'Australie (minuscule sur la carte) m'aura réservé de jolies surprises. Qui sait, peut-être aurais-je l'occasion de repasser?
Quel est le plan pour la suite alors ? Et bien je suis les conseils de la baroudeuse Marie, je vis un jour à la fois, et pas de stress : vivons le moment présent.
La direction est choisie : je continue vers le Nord pour les 2 mois qui viennent avec qui sait une autre pause HelpEx ou boulot ?
Mon premier arrêt n'est pas bien loin de Noosa : Hervey Bay, point de départ pour Fraser Island, la plus grande île de sable du monde. Mon pied à terre : couchsurfing biensûr !
Au moment où je vous écris je me trouve dans le salon de Kathy avec 3 autres couchsurfeurs : Rimesh (Inde), Matt (Allemagne) et Tiss (Italie). Ces messieurs nous jouent un morceau de guitare de ... Coldplay! Pas encore aujourd'hui que je découvrirais la musique Australienne.
La seule chanson que Livy a pu me trouver : de la variétoche bof bof, savourez, euh à petite dose car c'est le genre de morceau qui reste en tête une semaine, croyez moi j'ai testé ! http://www.youtube.com/watch?v=kS5mzKTvdJk

lundi 24 août 2009

La télévision à l'australienne

Cela faisait quelque temps que je pensais à vous faire un petit topo sur la culture télévisuelle ausie... ou plutot la non-culture ! Parce que bien souvent ce sont les TV Shows les plus ridicules qui vous marquent...
Alors voilà une petite sélection bien savoureuse, si vous avez un peu de temps :

ZE TOP 5

Numéro 1: Dancing with the Stars
Ce show existe depuis quelques années en Australie et il rencontre un succès pas possible : Il s'agit d'une competition de danse. Chaque couple est formé d'un danseur ou d'une danseuse professionnelle et d'une personnalité. La "personnalité" bien évidemment ne connait rien à la danse... Il peut s'agir d'un sportif (un boxeur poids lourd l'an dernier), d'un acteur, d'un présentateur tv... Le chouchou de cette année : un sprinter... aveugle !!
Alors ils dansent du tango, du tchatcha, de la valse, etc. tout çà sur des musiques très actuelles. Parfois c'est un peu décalé, comme lorsqu'un couple a dansé un tango sur la BO d'Indiana Jones !! Livy est fan, alors j'y ai droit chaque dimanche soir!
le lien : http://au.tv.yahoo.com/dancing-with-the-stars/video/-/page/2/#

Numéro 2: Home and Away
Les Anglais ont "Neighbours", les Francais ont "Plus belle la vie", et les Australiens ont "Home and Away"! Que vous dire de plus, si ce n'est que là encore Livy a-dore, donc je commence à m'attacher à ces personnages, oups! Marie m'en avait parlé à Sydney en me disant qu'elle était accro depuis son séjour en NZ!

Numéro 3:The strictest Parents in the world
Deux ados terribles, un garcon et une fille, passent une semaine à l'autre bout du monde dans une famille super stricte. Shangai, Afrique du Sud, USA, ...un peu partout. Ca marche ... ou pas, on s'en moque! On se dit juste : "j'espère que les miens ne seront pas comme çà": spéciale dédicace pour les nouveaux parents millésime 2009 :-)
lien : http://www.youtube.com/watch?v=ajlYjEHlzJI

Numéro 4: Australian Masterchef
Hallucinant le nombre d'émissions de cuisine en Australie... Pas seulement l'émission de la ménagère à 11h, voilà que vous en avez aussi en prime time. Hommes, femmes, tout le monde en raffole. Ce show en particulier a eu un succès imprévu: Des cuisiniers amateurs étaient en compétition, avec à la clé l'ouverture de leur propre restaurant.
Pour mettre un peu de piment (hoho... désolée) les créateurs de l'émission ont créé des épreuves : cuisiner dans un porte avion pour 200 marines, cuisiner pour moins de 10 dollars etc.
Voici un lien:
http://www.youtube.com/watch?v=FhuJcosI-U8

Numéro 5: The United States of Tara
Cette série vient juste de débuter ici et je crois qu'elle est américaine, mais il fallait absolument que j'en parle. En plus la star est une actrice australienne: Toni Colette.
C'est l'hitoire d'une petite famille et plus particulièrement de la mère. Celle-ci souffre depuis toujours de dédoublement de la personnalité! Elle passe de la mère modèle type année 50 à l'ado à la sexualité débridée...et encore d'autres personnages. Enfin, çà donne droit à des situations cocasses avec le mari et les enfants. L'actrice est comme toujours géniale. Je ne sais pas si la série est déjà sortie en Europe, mais je vous la conseille.
voici un lien (desolee, mais pas de sous titres!):
http://www.dailymotion.com/video/x877le_united-states-of-tara-trailer_fun

Allez je vous laisse pour un nouveau show : Surf Patrol... je vous laisse chercher ce que c'est!


mercredi 19 août 2009

Des fourmis dans les jambes ... ou plutôt sur les pieds !



Bienvenue dans la foret tropicale.
Autant Canberra était désertique et froide, autant mon nouveau domicile HelpEx est verdoyant et chaud ! Ou suis-je exactement ? Et bien si vous regardez la carte je suis toujours sur la cote Est, à 2h au Nord de Brisbane. Le village le plus proche est Boreen Point, a environ 25 minutes de Noosa Beach, le coin prisé des touristes et de la "creme" de Brisbane.
Me voilà arrivée chez Livy, dans sa maison au fin fond de la forêt. Livy est installée ici depuis maintenant 7 ans. Elle vivait auparavant à Sydney, et puis un jour elle a décidé de tout quitter et de passer sa retraite dans le bush, un vrai « retour à la terre » quoi.
Apparemment ce n'est pas fréquent ici les femmes vivant seules dans la cambrousse... Même si Livy n'est pas si seule que çà : 4 kangourous dont 3 bébés dans le salon, une dizaine de gliders dans le jardin, sans compter les oiseaux. Livy est membre actif d'une association pour la protection des animaux sauvages.
Son jardin regorge de plantes de la « rainforest », des petits bassins, et un nain de jardin ! Et dire que lorsqu'elle est arrivée tout était à l'état sauvage. Même si la propriété est grande, on ne voit que des arbres immenses a l'horizon. J'avoue qu'au début cela m'a un peu fait pensé à la forêt du film le « Projet Blair Witch » pour ceux qui connaissent... Pas très rassurant. Mais je me suis habituee a tous ces bruits inconnus dans les arbres, et je reconnais meme quelques cris d'oiseaux maintenant.

Nous sommes deux benevoles dans la maison : me voilà donc a partager ma petite chambre avec Yi Chen qui vient de Taiwan. C'est le grand luxe, je ne dors pas dans la caravane au fond du jardin cette fois-ci.
Il faut dire que Livy a réussit a se faire son petit nid douillet, avec tout le confort du « monde civilisé » : internet non-stop, TV satellite, cuisine aménagée, douche AVEC eau chaude.
Le matin on se reveille au concert des cacatoes (une vraie assemblée générale dès 6h30) et le soir on se couche au bruit des grenouilles. Ici pas de grillons...

Je passe la majorité de mes journées à faire du jardinage, couper du bois (ouïe, ouïe, les ampoules), et donner le biberon au p'tits kangourous!
Le travail dans le jardin est paraît-il bon pour la tête. Après 5 jours de weeding (désherbage, chasse aux mauvaises herbes), j'ai bien eu le temps de ruminer ! Mon dos a tout d'abord souffert , jusqu'à ce que je me souvienne de la formation « gestes et postures » pour les femmes de chambres : merci Madame Magali Lahaye!
Je pensais que l'on me donnerait autre chose a faire, mais il semble que Livy compte sur moi pour redonner un coup de jeune à son jardin. Je vous laisse imaginer la masse de travail. Alors je prends mon mal en patience et me félicite d'avoir pris mon lecteur mp3 avec moi : j'ai enfin l'occasion d'écouter la musique que Cécile et Olivier m'ont sélectionné avant mon départ !

Ma découverte de la rainforest ne se limite pas aux plantes : me voilà présentée à ses insectes. Je ne compte plus les piqures de moustiques,de tiques (3!), de fourmis et le meilleur pour la fin : la découverte d'une « leach » sur mon pied... c'est quoi une leach ?? Je vous laisse le découvrir plus bas...
J'appréhendais un peu le régime végétarien, mais je suis vite rassurée car Livy est un vrai gourmet. Me voilà donc en train de découvrir plein de trucs …
D'ailleurs depuis deux mois que je me ballade , je me rends compte que les australiens sont vraiment des amoureux de la cuisine. Ils n'aiment pas uniquement manger, mais ils adorent cuisiner. Autant dire que je ne crie pas sur les toits que je suis française, au risque de passer à la casserole (hoho) et devoir avouer mes piètres compétences gastronomiques.
Le soir les trois nanas que nous sommes, on se fait plaisir. Livy était chanteuse de cabaret à Sydney et elle est fan des films de musique et de danse. Ça tombe bien moi aussi ! Alors on fait decouvrir la culture « occidentale » a Yi Chen, chacune un kangourou sur les genoux.

On s'est fait quelques visites dans le coin, mais la maison est un peu loin de la civilisation. Il faut prendre une navette puis un bus pour enfin atteindre Noosa et ses plages touristiques.
D'ailleurs le coin regorge de touristes europeens et donc pas mal d'hotels et de restaurants a la mode francaise... Je suis en train d'envisager de me poser quelques semaines si je trouve un job, et peut-etre alors m'acheter une voiture pour continuer mon voyage?

*Definition de Leach : une sangsue !!!!!!!!!

lundi 10 août 2009

Un petit tour de Oulaoop et puis s'en vont ...



Voilà arrivée la fin de mon petit road trip avec Marie.
Nous sommes arrivées jeudi soir à Brisbane et nous avons été accueilli par Patrick notre dernier hôte de couchsurfing.

Le retour à la civilisation est un peu brutal, il y a du monde partout dans les rues, le bruit des voitures a remplacé celui des vagues... Mais nous ne sommes pas mécontentes de ce retour en ville. De toute façon, l'une et l'autre nous savons que nous ne resterons pas longtemps.

Et on ne s'était pas trompées puisqu'après une toute petite journée de visites à Brisbane (Town Hall, Musée d'Art Moderne..), Patrick nous propose de partir pour le week end chez un de ses amis sur la côte.

Ni une ni deux, nous voilà donc reparties sur la route.Wade, l'ami qui nouis accueille, habite dans une maison en face de la mer à Peregian Beach. Encore une fois nous sommes gâtées !
Soirée barbecue avec les voisins Michèle et Andrew. C'est la pleine lune alors on part tous se ballader sur la plage. La nuit est extrèmement claire, mais cela ne nous empêche pas d'admirer les étoiles et la voie lactée.

Le lendemain, les courageux vont sufer, les feignantes vont faire la sieste sur la plage.
Patrick tente de nous apprendre le OOlaoup (si quelqu'un connaît la bonne orthographe...), mais nous nous rabattons sur le frisbee (là encore, j'ai besoin d'aide Mr Pivot) et une partie de carte.
Le voisin Andrew repasse nous voir, cette fois ci avec une bouteille de champagne français !
Andrew est Néo Zélandais et vit entre l'Australie et la Nouvelle Zélande. Je réalise d'ailleurs un peu tard qu'il doit être assez connu dans son pays... Monsieur travaille pour le NZ Herald, mais il a écrit un livre ("Purple Heart" de Andrew Fiu) il y a 3 ans qui a eu beaucoup de succès. Encore une rencontre inattendue. Je suis d'ailleurs invitée à l'appeler quand je passe à Auckland !

Marie et Patrick rentrent à Brisbane dimanche soir et je reste une nuit de plus chez Wade qui s'est gentillement proposé de me déposer à mon rendez vous à Noosa le lendemain. Et oui me voilà repartie pour 2 semaines en bénévolat. Cette fois-ci je travaillerais dans un Rescue Center pour animaux sauvages... A suivre.

vendredi 7 août 2009

Sydney- Brisbane : "Roule petite automobile, roule, roule..."
















On est sur la route avec Marie depuis maintenant plus de 10 jours. Je pense qu'on a bien fait 1 800 km, même si Sydney n'est pas à plus de 850 km de Brisbane.
Il faut dire qu'on prend les petites routes de campagne. Je voudrais m'arrêter dans chaque petit coin, mais ce n'est pas possible, nous avons un timing à tenir... Alors j'ouvre grand mes yeux et j'essaye de ne rien manquer.
Mon retour de Gundaroo à Sydney le 22 juillet dernier s'est bien passé. Comme si je n'avais jamais quitté cette grande ville. On reprend vite ses habitudes de citadine: le métro, le bruit, le monde.
Mais je ne veux pas m'attarder, comme si j'avais déjà passé trop de temps à Sydney ...
En une journée la voiture est louée pour notre road trip de 15 jours. Il faut qu'on rende notre Corrolla Toyota 6 vitesses (!!) le 7 juillet à 10h à Brisbane. Avant le grand départ : une dernière soirée en ville chez mes hôtes Leo et Gunilla (prononcez Cannella). Ils ont un appartement à Chatswood, banlieue de Sydney. On a pas arrêté de papoter de voyages, de famille, étude, boulot... Comme si je les connaissais depuis toujours. Le matin du départ, 2 oiseaux multicolores se baladent sur leur balcon pendant le petit dèj', et dire qu'on est en plein hiver alors qu'il fait déjà 22°C!
Nous voilà donc parties sur la route, vers le Nord. L'itinéraire... c'est pas d'itinéraire ! On veut absolument découvrir un peu les terres du New South Wales, à savoir la Hunter Valley, région réputée pour ses vignobles, et sinon longer la côte Est et ses plages jusqu'à Brisbane.
Partant de là, la carte dans une main et le guide dans l'autre, on se ballade.
Ah, un petit détail du voyage que j'avais oublié … Notre porte monnaie étant bien triste au vu du prix de la location de la voiture, il va falloir minimiser les dépenses d'hébergement. Alors on opte pour le couchsurfing.
Pour ceux qui ne connaissent pas, le couchsurfing, c'est un site internet qui permet d'être logé gratuitement chez des particuliers. Allez sur le site pour plus de détails : http://www.couchsufing.com/ !
Notre itinéraire dépend donc aussi des réponses que nous avons. Et je dois dire que çà marche bien, sur 15 jours, nous aurons passé uniquement 4 nuits en auberge de jeunesse!
Enfin voilà. Je ne peux pas rentrer dans les détails de ce premier road trip qui fut bien riche, alors je me limite à un souvenir dans chaque lieu où je me suis arrêtée. Encore une fois, ce voyage aura été riche en rencontres, je crois que c'est ce qui me plaît le plus dans ce pays !
1er Arrêt : Village de Denman – Hunter Valley. Nous sommes logées chez David qui est Winemaker (vigneron) et vit sur le vignoble de Yarraman (http://www.yarramanestate.com/). Il nous a accueillies 4 jours et nous a fait visité la propriété. On a même eu droit à un dimanche « spécial » : Tour des vignobles du coin et dégustations en prime!
2e Arrêt : Petite station balnéaire de Port Macquarie. Logées chez Chris, dans sa maison de luxe (piscine, terrasse sur la forêt tropicale et plage à 5 minutes). Nous étions les « couchsurfeurs » N° 179 & 180. Chris est l'hôte par excellence et en prime un amoureux de cuisine du monde. Il m'aura appris à utiliser plus de 5 épices dans un même plat (moi qui me limitais au curry et aux herbes de provence...) et en plus il m'aura appris la recette du pain à la banane qui est la spécialité ici! Il connaît bien Vannes et le Golfe du Morbihan. Qui sait, je devrais peut être le loger lors de son prochain passage ?
3e Arrêt : Coffs Harbour. Nous sommes logées cette fois-ci chez Ross. On apprend qu'il s'est fait inonder 3 mois auparavant . L'assurance couvre les dégâts, alors il fait du shopping tous les jours avec ses 2 filles. Quand on arrive c'est la fête, la nouvelle machine à laver est là ! Son frêre et sa femme partent en Europe en Septembre et ils veulent des conseils sur Paris. On dîne donc ensemble donc dans une pizzeria BYO : Bring Your Own : Cela signifie que les clients peuvent apporter leurs propres boissons au restaurant. Je vois donc Ross sortir son vin rouge et son frêre sortir sa sacoche isotherme avec son vin blanc.... comme à la maison quoi ! Super économique en tout cas....
4e arrêt : Byron Bay. Nous voilà dans la Mecque du surf. Impossible de trouver du couchsurfing ici, trop touristique. Nous optons donc pour une auberge recommandée par le guide... quel coup de vieux on se prend! Ah oui l'auberge est rigolote : entre le camps de hippies et le centre de vacances à la mode. Mais cela ne nous ressemble pas trop. On sent qu'on arrive dans l'industrie australienne des backpackers (les routards). Ici tout est payant : les casseroles, la prise électrique pour charger son téléphone, internet, etc. On a payé pour 3 jours, alors on reste bien sûr. Le dimanche il y a un marché juste à côté. Les stands de médecins branché nature, de créateurs et de masseurs se succèdent. Le soleil est là, il y a plusieurs mini concerts dans les allées du marché et l'ambiance est entre le bobo et le baba-cool. Très sympa. On a même faillit goûter un burger de kangourou !
Petite parenthèse, lors de ma dernière soirée à Byron : petit coup de téléphone de Julie à Londres... sa petite Amélie est née ! Je pense fort à vous tous les trois.
5e Arrêt : Lennox Head. On est redescendues un petit peu au sud de Byron Bay, dans une minuscule station balnéaire. Byron étant un peu trop peuplé pour nous et comme on veut encore profiter de la plage, nous voilà dans une petite auberge en face de la plage. Le patron, Graeme, nous accueille avec un grand sourire. Mais biensûr qu'il a de la place, on aura même notre propre chambre! Et pour cause, c'est la basse saison ici. Les campings et les restaurants se refont une peau neuve: Les peintures sont à refaire, les travaux à finir... Ballade le matin sur la plage : dauphins à l'horizon, pélicans sur le sable. Les pêcheurs sont presque plus nombreux que les surfeurs. Un bon break pour nous avant le dernier trajet vers Brisbane...
Le dernier jour de voyage, nous passons rapidement par Surfer Paradise (La Baule des Japonais...) et nous voilà enfin dans la capitale du Queensland.
La prochaine étape pour mois : 2 semaines dans un Rescue Center pour des animaux sauvages à Noosa Beach, sur la côte... A bientôt!!

samedi 25 juillet 2009

Martine à la ferme ...


Déjà un mois depuis mon atterrissage à Sydney. Que le temps passe bien vite !Du moins je n'ai pas vu passer les deux dernières semaines. Me voilà de retour au Jolimont Center, la gare routière de Canberra. Le soleil brille, il me semble qu'il fait moins froid, ou alors je me suis habituée à l'hiver australien.

Il y a deux semaines pile, Cheryl venait me chercher au même endroit. Cheryl travaille pour Rosemary et Andrew Mackay dans leur propriété « The Elms » depuis déjà plusieurs années. Mais cela fait seulement 4 mois qu'elle vit également avec eux. En plus de se charger de la compta, du site internet, de la cuisine et de l'entretien de la maison, Cheryl donne des cours de piano dans une école primaire et une école de musique. Autant dire qu'elle ne chaume pas. Je n'en reviens toujours pas de son énergie. Petit détail : Cheryl a une forme d'autisme, on s'en rend compte rapidement. Je soupçonne Rosemary d'en profiter un peu... mais çà c'est une autre histoire. Cheryl avec sa gentillesse et son humour resteront mon meilleur souvenir de ce séjour.

La propriété est à 45 minutes de Canberra. Les champs s'alignent à perte de vue. L'herbe est jaune paille révélatrice de la sécheresse qui règne ici. Je ne sais pas pourquoi, mais en me préparant à l'hiver en Australie je m'attendais à un climat certes froid mais aussi humide... Ah la Bretonne ! Mais je n'ai pas vu une goutte en 15 jours. Par contre le froid et le vent sont omniprésents.

Les Mckay habitent une maison de plain pied (pas de maison à étage ici : meilleur moyen de subir le vent de plein fouet), leur propriété s'étend sur 350 acres. Ils dressent une trentaine de chevaux (les american Saldebred) et sont spécialisés dans les courses d'endurance. Ils ont aussi quelques moutons.Rapidement Rosemary m'explique qu'Andrew sort tout juste de l'hôpital (abcès à la colonne vertébrale) et qu'il ne peut travailler pendant au moins 3 mois. Par conséquent mon arrivée tombe à pic. Cheryl ne travaille pas à l'école car les vacances ont commencé. Elle donnera donc un coup de main supplémentaire.On me montre rapidement mes quartiers … dans la caravane au fond du jardin à côté de la grange. Je fais un peu grise mine quand on sait qu'il fait -3°C dehors, mais je découvrirais plus tard les couvertures électriques (invention fameuse !), de plus je peux enfin défaire mon sac après 15 jours en auberge de jeunesse ! Me voilà parée pour la vie à la ferme.Lever le matin à 7h30. Cheryl se lève plus tôt pour nourrir les chevaux dès 7h. Mais Rosemary m'a dispensée. Ensuite c'est boulot dès 8h : jardinage pour moi qui n'est jamais tenu un sécateur de ma vie ! Les premiers jours ont été des sacrés batailles avec les rosiers, j'en ai gardé les traces... Donc boulot jusqu'à 12h30. Ensuite il faut sortir les poules et récupérer les oeufs.

Après il faut nourrir Charlotte, jument qui vient d'avoir un poulain une semaine auparavant.13h : déjeuner. Les McKay et Cheryl ne dînent pas, autant dire que le déjeuner est à chaque fois un grand moment! Bonne viande, légumes frais... Rosemary est une fan du Japon, elle y est allée à de nombreuses reprises. On a donc eu droit au Shabu Shabu : sorte de fondue avec de fines tranches de boeuf que l'on trempe dans un bouillon de légumes frais. Mor-tel!Rosemary est anglaise, elle vit en Australie depuis 30 ans maintenant. Elle a vécut avec des chevaux depuis sa naissance, autant dire que c'est toute sa vie.Andrew est lui australien. Ses parents avaient une propriété de 3000 acres sur laquelle il a travaillé pendant longtemps avant d'acheter The Elms. C'est un amoureux de la terre, des plantes, des chevaux bien sûr mais aussi du Tour de France ! J'y aurais droit tous les soirs...Pour en revenir au déroulement de la journée : 14h: soin des chevaux, essais de nouvelles selles, préparation de la sortie à cheval pour Rosemary.L'après midi était généralement assez cool.16h30: préparation des repas des chevaux. Chacun avait le droit à son mélange personnalisé de vitamines selon son âge, le champs où il est,... Le tout est de ne pas s'enmêler les pinceaux entre les 30 chevaux maintenant. On charge le camion et hop, c'est parti pour le tour de tous les enclos. Pour moi c'était le meilleur moment de la journée. Cheryl me laissait conduire très souvent : découverte du volant à droite et des 4 routes motrices ! Un vrai parcours de trek !Et puis avec le coucher du soleil, le ciel nous réservait toujours des surprises avec des couleurs différentes chaque soir. C'était aussi le moment où les kangourous sortaient. Enfin, j'aurais réussi à les voir!Retour à la maison vers 18h pour la retransmission du Tour de France autour d'un petit verre de vin australien au coin du feu.Rosemary était de bonne humeur le soir, donc tout le monde soufflait. Et oui quand tu vis dans une maison, tu subis les sautes d'humeur de ses occupants. Rosemary c'était un peu Dr Jekyll et Mrs Hyde … à l'envers ! Insupportable le jour, rigolote une fois la nuit tombée.Dés mon arrivée on m'a expliqué que je ne pourrais pas monter à cheval car les McKay n'avaient pas d'assurance pour enseigner l'équitation. Quelle déception, je ne venais quasiment que pour çà !Il m'aura fallut attendre l'arrivée d'une autre bénévole pour qu'enfin je puisse monter. Aria venait de Finlande et montait à cheval depuis des années. Rosemary accepta qu'elle me donne quelques cours ! Ouh, ouh ! Bon je me suis arrêtée au trot, mais quand même.Les McKay élèvent leurs chevaux à la voix : il suffit de leur dire un mot pour qu'ils obéissent. Impressionnant, même pour Aria qui elle est une pro.Voilà pour mes petites aventures à Gundaroo.Je suis maintenant dans le bus, de retour vers Sydney pour 2 jours normalement. Je vais dormir chez Leo et son épouse Cannela (Suédoise). Je les ai rencontré chez les McKay. Ce sont les beaux-parents de la fille de Rosemary. Ils m'ont proposé leur chambre d'ami pour 2 nuits, le temps pour moi de trouver un véhicule à louer avec Marie, la bretonne que j'avais rencontré à l'auberge de Sydney. Destination Brisbane par la côte avec quelques arrêts. Je cherche la chaleur de l'été maintenant !

lundi 6 juillet 2009

Blue Mountains et Canberra même combat : Il fait froid !

















Et oui l'hiver est bien là ... La journée aux Blue Mountains m'aura permis de baptiser ma nouvelle paire de gants et mon bonnet !
La journée fut longue (lever à 6h30) mais cela valait le détour ! Jenny, l'américaine rencontrée à Sydney avait comparé les Blue Mountains au Grand Canyon... Je ne peux que la croire tant le panorama était à couper le souffle.
Me voilà depuis 24h à Canberra et demain c'est le grand départ pour le Gundaroo Horse Park. Je ne peux malheureusement pas rester plus longtemps avec vous car mon compte internet à l'auberge où je suis arrive à son terme : plus qu'une minute avant la coupure ... ouïe !!! A dans deux semaines tout le monde !!

dimanche 5 juillet 2009

Fuyons la routine à Sydney ...















Allez, à la demande Mme Cécile Geneau, voici un peu d'anglais. Tous à vos dictionnaires pour la traduction !! Cela ne devrait pas être trop dur... Cela vous donnera une idée de " l'Australian Way of Life".
Cette deuxième semaine à Sydney aura été plus cool que la première. Je commence à trouver mes repères et déjà à avoir mes habitudes. Le soleil est toujours au rendez vous même s'il fait un peu plus froid.
Alors plutôt que de courir aux quatre coins de la ville, il n'est pas rare que me trouve un parc pour bouquiner mon WWOOFING Book et trouver quelle sera ma prochaine étape après le ranch de Gandaroo... Et oui, je pars pour 2 semaines un peu plus au Sud. Je fais une étape 2 jours à Canberra, la capitale Australienne, et mardi on vient me chercher... Voici le site web du ranch pour vous donner une petite idée de ce qui m'attend : www.gundaroohorsepark.com.au.
Canberra étant encore plus au Sud, cela sous entend qu'il fera encore plus froid. Je me suis donc préparée : achat d'un gros pull over, d'un bonnet et de gants. Et dire que c'est la canicule en France, pfff...
En attendant le départ, ma petite vie fait son chemin à Sydney. Je n'ai pas pris de Travelpass (pass pour le métro/bus/ferry) cette semaine. Autant dire que je marche beaucoup ! Mais cela me permet de mieux me situer dans la ville. Elle n'est pas si grande que çà, mais qu'est-ce qu'elle est valonnée ! Montmartre paraît bien facile en comparaison des côtes sans fin d'ici.
J'ai mon petit groupe de connaissance à l'auberge Eva's : Marie, bretonne comme moi. Cela fait 6 ans qu'elle vivait en angleterre quand elle a décidé de faire un Working Holiday en Nouvelle Zélande pour 9 mois. Elle est arrivée à Sydney en même temps que moi car elle enchaine sur un deuxième Visa pour l'Australie cette fois ! Et oui elle fête ses 31 ans cette année et elle voulait profiter de ce visa pendant qu'elle le pouvait encore...
Et puis il y a Matt, un Turque-Australien. Il vit en Australie depuis 16 ans et a beaucoup voyagé auparavant. Il travaille à l'auberge pour payer son logement, mais à ses temps perdus, Monsieur peint! D'ailleurs il vient de faire une exposition et nous y a gentillement invitées (c'était gratuit, mais bon...). L'exposition avait lieu à Redfern (un arrondissement de Sydney) : Les Carriage Works étaient les entrepôts où étaient réparés les trains.
Il me tarde de découvrir les grands espaces. Avant mon départ, nous nous sommes décidés à aller découvrir les Blue Mountains qui sont à 120 km de Sydney...

dimanche 28 juin 2009

France 6 vs Australie 22 ....















Le match promettait d'être intéressant pourtant ! C'est fou comme on devient attaché à ce genre d'événement quand on est loin de sa chère patrie. Pourtant je ne suis pas une folle de sport, mais çà y est le virus "Aussie" m'a contaminé!
Soirée Rugby donc dans un pub gigantesque à Double Bay (le coin assez huppé de Sydney). Mais bon ils ont accepté les 2 petites françaises en jeans et basket que nous étions avec Marie (ma colloc' actuelle à l'auberge). Il faut dire que nous étions escortées par des anglais, çà a dû aider...
A la fin du match, certaines personnes avaient dû comprendre que nous étions toutes les deux francaises : Ce fut alors un défilé de serrage de mains ("Good Match, but sorry for you. Do you want another beer ?!"). Après a suivi le fameux tour "je paye ma tournée, tu payes ta tournée" dont les australiens ont le secret. Mais cela m'a permis de papoter avec un couple australien et un néo zélandais. Pas facile de suivre une conversation quand il se joue du Mickael Jackson à fond dans un pub plein à craquer...
Aujourd'hui le soleil est encore au rendez vous, mais il faut que je me résolve à laisser un peu le tourisme de côté et trouver quelle sera ma prochaine étape. C'est bien parti pour être encore un peu dans Sud, malgré le froid qui arrive. Je viens de reçevoir une proposition pour être bénévole dans un haras près de Canberra. Une vraie ferme australienne! Des chevaux à perte de vue et des repas bio tous les jours. Cela tombe bien, l'un de mes objectifs en venant ici était d'apprendre à monter un cheval. Croisons les doigts pour que çà marche !

jeudi 25 juin 2009

Il faut bien commencer quelque part !






Oui...
Oui, je sais.
Je n'ai pas écris depuis plus d'un mois et demi.
Cà promet pour un blog.
Enfin reprenons tout depuis le début, comme si on avait rien vu. D'autant que je n'avais donné le lien qu'à un nombre de personnes très réduit !

Me voilà donc à Sydney depuis 4 jours.
Après quelques jours de récupération du jetlag, je comprends maintenant ce que mes chers clients américains me rabachaient à longueur de journée avec leurs poches sous les yeux! Le soleil est au rendez vous et le spleen du début s'éloigne peu à peu.
Quelle ville quand même. Un indice révélateur : les australiens ne vous disent pas "Bonjour", mais "Comment allez-vous?" quand vous rentrez dans n'importe quel magasin. Ici, les gens se parlent dans la rue sans se connaître. C'est assez rafraichissant surtout quand vous venez d'arriver et que vous ne connaissez personne !

Aujourd'hui était une journée moyennement productive. Il faut dire que je n'arrète pas depuis 3 jours : Circular Quay, The Rocks, l'Harbour Bridge, L'Opera House mais aussi le jardin Botanique et un après midi à Manly avec retour de nuit sur Sydney en ferry. Splendide !

Ah j'allais oublier : ma première séance de cinéma !!! Pas étonnant de ma part, je sais. Enfin, je n'ai pas misé sur un film trop bavard de peur de perdre le fil de l'histoire sans les sous titres. Je suis donc allée voir Transformers 2 !! Histoire de robots-voitures avec 250 000 images de synthèse à la minute. Pas tout compris quand même. Je n'ai tout de même pas osé aller voir "Coco before Chanel" qui vient juste de sortir ici !

Allez, pas trop mal ce nouveau départ de blog, non ?