Plates excuses. J'ai sérieusement délaissé mes fourmis et ma mouette ces dernières semaines, mais avec la nouvelle année, les belles résolutions sont de retour!
J'ai quitté l'auberge de Collingwood depuis une semaine maintenant. Il était temps que je prenne un peu de distance après un mois passé avec tout ce petit monde, claustrophobie oblige! Mais il est vrai aussi que c'était bien de ne pas se sentir seul pour Noël. Chacun de nous était loin de sa famille, alors on s'est serré les coudes, même si on a pas vraiment senti l'esprit de Noël... Et oui, avec des journées à 38°C, on était parfois bien jaloux de la neige qui reignait en Europe.
Et puis merci à papy et mamie pour votre paquet-gastronome, même si l'andouille de Vire et les marrons glacés n'auront pas passé le contrôle de la douane! Les madeleines, quatre-quart et autres gâteries ont été partagées et dégustées avec mes copines de chambres.
J'ai même réussi à ouvrir mes cadeaux en direct-web camera avec la famille Martin-Dayou grâce à skype. La technologie, c'est quand même le pied!
Ce serait bien si la poste australienne et francaise fonctionnaient aussi bien. Il semble que le paquet que j'avais envoyé pour Quiberon 15 jours en avance se ballade dans l'espace-postal... peut-être arrivera-t-il un jour à destination, qui sait?
J'ai donc emmenagé dans une petite maison depuis le 27 décembre, à Carlton, pas bien loin de Collingwood. Il faut dire que j'avais repéré le coin auparavant: je suis à 10 minutes du cinéma le moins cher de Melbourne, j'ai une boulangerie francaise (!) au coin de la rue, et une station de tramway en face, qui me conduit directement aux plages de St Kilda. Par-fait!
En plus la chambre est disponible uniquement pour un mois et demi, c'est à dire jusqu'à mon décollage pour Christchurch.
Je suis en collocation avec deux Australiens de 23 ans, originaires de South Australia, Adam et Lauren. Ils viennent tous les deux de terminer leurs études d'acteur à Adélaïde. Ils commencent "leur vie d'artiste" à Melbourne : "The place to be"... Autant dire qu'ils ne connaissent pas grand monde encore, et sont plein d'espoir, et d'appréhension aussi. Première audition pour une pièce de Shakespeare dans 7 jours. Ensuite répétition pour une audition d'un grand classique connu de tous, j'ai nommé "Marry Poppins"! Je sens que je vais m'amuser à la maison.
Je n'ai pas encore fait la connaissance de Lauren car elle était dans sa famille pour les fêtes et elle revient mardi. Mais en attendant je cohabite avec Adam, entre match de cricket et discussions devant des vieux films de James Dean et Marlon Brando.
La maison est le parfait exemple des maisons construites lors de la ruée vers l'or sur Melbourne. De plain-pied, pas d'étage, elle est tout en profondeur avec au bout une petite cour-jardinet. Ma chambre n'était pas meublée, mais après deux jours de recherche j'ai réussi à acheter un lit+matelas pour ... 25 dollars dans un Opp-Shop (magasin d'occasion). Ikea peut aller se rhabiller !
Pour le reste du mobilier, j'ai fouiné dans la maison et trouvé une étagère et une commode. Voilà, mon petit nid est fait pour les quelques semaines à venir!
Et puis quel bonheur de pouvoir à nouveau cuisiner. Et oui, pas de four à l'auberge. Deux casseroles et une poêle pour 45 personnes, c'est un peu juste! Là c'est le top-luxe, on a même deux micro-ondes (!), alors je me ratrappe, aux bonheur des papilles d'Adam.
Mon nouvel an aurait été parfait si je n'avais pas attendu le dernier jour de l'année pour tomber malade et me retrouver coincée au lit! Entre la fièvre et la chaleur qui régnait à l'extérieur, j'ai bien cru que je ne pourrais jamais admirer le feu d'artifice à Federation Square. C'était sans compter sur la météo capricieuse de Melbourne.
A 17h voici quelques nuages en approche, à 17h30, l'orage éclate, 17h35 le déluge commence. Il ne s'arrêtera pas avant les premières heures de 2010... Mais cela n'aura pas découragé les australiens, et la semi-fraicheur (il fait toujours 28°C malgré la pluie) m'aura aidé à sortir de la maison. Dehors tout le monde est trempé, même si habituellement chacun est prévoyant, rien n'annoncait la pluie, donc pas de parapluie. Mais les rues sont toujours aussi pleines, les gens aussi souriants.
Je retrouve ma copine Allemande Miriam en ville et on passera la dernière heure à danser au rythme d'un groupe de musique africaine. La pluie n'aura même pas annulé le feu d'artifice qui est tiré à cinq points différents de la ville. Soirée magique, encore un beau souvenir pour moi.
Et le travail me direz-vous?
Je vous réserve çà pour demain... pro-mis!
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