vendredi 26 mars 2010

Pim saute d'un avion, que fait Pam?

Rappel du précédent épisode : Tels deux hobbits en manque de bonne chair et de bon vin, nos deux accolytes ont dûment rassasié leurs envies citadines à Queenstown: à savoir faire du shopping et manger des sushis! Je ne suis pas sûre que Frodon et Sam aprouveraient, mais c'est pas grave, on est pas à Cul-de-Sac!
Allez, finies les petites références Tolkieniennes, pour ceux qui n'auraient pas lu ou vu la Trilogie.

Nous sommes donc fin prêtes à reprendre la route, direction cette fois-ci les Glaciers. Mais avant on se décide à faire un petit détour dans les terres.

-Wanaka et le Central Otago
On s'éloigne encore un peu de la côte pour découvrir le Central Otago, région réputée pendant longtemps pour ses mines d'or. Maintenant on y trouve des vignes, des vergers et des moutons évidemment.
Le relief est toujours là. Il faut dire que je commence à réaliser qu'il y a peu de lieux "plats" en Nouvelle Zélande. Mais encore une fois le paysage nous réserve des nouveautés. Collines plus ou moins hautes, herbe jaune. Alors qu'il y a encore deux jours on était dans une région très humide, au contraire ici on sent qu'il n'a pas plu depuis longtemps.

Il faut vous dire qu'on a pas choisi de passer par là par hasard. Biensûr, on a écouté les conseils du papa de Cécile (Merci Gillou!!). Mais il y a autre chose. La petite ville de Wanaka est renommée pour ... son cinéma! On en rêve depuis des jours. Bravo pour le retour à la Nature les filles.
Le cinéma Paradiso (çà ne s'invente pas!) est réputé pour son côté "non-conventionnel". Les sièges à bascule inconfortables sont troqués pour des canapés larges et moelleux, comme à la maison. Des coussins supplémentaires sont à disposition, il y a même une voiture pour ceux qui voudraient se faire une ambiance drive-in.
Le cinéma comprend un restaurant, et vous pouvez si le souhaitez être servis dans la salle, ou déguster votre verre de vin en regardant le film. C'est pas en France qu'on verrait çà, quoique? Idée à approfondir je crois, n'est-ce pas Cécile?
Après deux jours de soleil et de ballades sur les traces des ancêtres chercheurs d'or, on repart vers la côte ouest et biensûr les glaciers!
- Fox Glacier
Et ben on les aura cherchés ces glaciers sur la route, mais rien!
Il faut dire qu'on a une sacrée trotte de Wanaka à la station de Fox Glacier. Le paysage a donc le temps de changer souvent.Tout d'abord des collines, puis des montagnes cernées par des lacs, une plaine séparée par une rivière glacée et des torents turquoises. Non, toujours pas de Glaciers. Ah bah tiens, on longe enfin la côte ouest. Les deux bretonnes prennent un grand bol d'air et aprécient enfin de revoir la mer à l'horizon.
Mais la route se renfonce vite dans les terres et dans une forêt tropicale qui n'est pas sans me rappeler des paysages du Queensland australien. Forêt dense et humide envahie de fougères géantes.Finalement on arrive vers 20h passées à la petite bourgade de Fox Glacier, mais toujours pas de glacier en vue! Nous aurait-on menti? A-t-il fondu dans la nuit?
Allez on arrête la rigolade.
C'est à peu près ce que nous dit aussi notre guide le lendemain matin quand il nous prépare pour la journée d'exploration du fameux glacier. On ne plaisante plus.
Déjà on change les chaussures ... et les chaussettes! Après il nous fait un petit débrief rapide.
Avant d'arriver sur la glace il nous faudra longer et grimper une des montagnes voisines : 800 marches, après on grimpe une échelle, et on longe une crevasse, accrochés à une corde. Tout çà avec des chaussures qui pèsent bien 2 kilos chacune. "No problem, Man!".

Deux heures plus tard, un peu plus transpirantes, mais tellement plus souriantes, nous voilà arrivées face au Glacier. En-fin!On a une chance inouïe :ce coin d'habitude réputé très humide nous offre une météo idéale, sans nuages et avec un soleil éclatant. Le Glacier se modifie continuellement et il retient aussi les montagnes autour de lui. Mais comme il se transforme sans cesse (la glace fond), ses mouvements entrainent aussi des éboulements des roches environantes.
Enfin bref, tout çà vit en harmonie et rend l'exploration du Glacier différente chaque jour pour les guides locaux. Nous, pendant ces explications techniques, on a eu le temps d'enfiler notre polaire, attacher nos crampons et saisir notre bâton. On arrivera à monter assez haut sur le Glacier pendant les 3-4heures qui suivent. Au fur et à mesure que l'on monte la température baisse de manière impressionnante. On voit des crevasses et des mini torrents. Le bonheur quoi! Mine de rien la journée passera à une vitesse insensée, et on revient le soir à l'auberge, les joues rosies par le soleil et les pieds un peu fatigués. La Montagne, çà vous gagne!
ENTRACTE
Je profite de notre désormais habituelle entracte pour passer un message aux éventuels démissionnaires :
Que vous soyez:
- en retard pour le boulot ou AU boulot
- en retard pour boire l'apéro /préparer le dîner/ aller à McDo
- en retard pour votre émission/série/match préféré
- en retard pour coucher/changer/nourrir/engueuler le p'tit dernier

et bien n'abandonnez pas et restez encore un peu!!!!

- Tu sautes, je saute.
Ce voyage en Nouvelle Zélande a des airs de challenge pour chacune de nous deux. A savoir une folle envie de lutter contre nos routines respectives.
Il est vrai que cela fait déjà 8 mois que je me ballade en Australie, j'ai donc un peu d'avance. Mais ma pause de 2 mois à Melbourne a donné un second souffle à mes envies d'aventure.
Or la Nouvelle Zélande est une terre d'aventure ... et de sensations fortes. Il n'y a pas une ville où on ne vous propose pas un saut à l'élastique ou un saut en parachute. Vous voyez où je veux en venir, non?
On s'est laissées tenter, et nos deux demi-courages en ont fait un entier: on a téléphoné à la compagnie aérienne de Fox Glacier. En 5 minutes c'était réservé. "Mesdemoiselles, vous sauterez en parachute à 12 000 pieds d'altitude le dimanche 7 mars entre 9h30 et 9h45".
Après tout est allé très vite, enfin je parle pour moi, mais j'ai le sentiment que pour Cécile c'était pareil.

On arrive tôt le matin, le temps est toujours aussi dégagé. Le petit "aérodrome" a plutôt des airs de champs avec des caravanes.
On enfile les combinaisons, jaune poussin pour Sarah, rouge poisson pour Cécile. Nos partenaires respectifs nous attachent les parachutes et nous apprennent les mouvements que l'on devra faire durant les différentes étapes du saut.Cécile pose beaucoup de questions, Sarah est muette. On est quand même pas fières quand on voit arriver notre minuscule avion.On y rentre tous les quatre comme dans une boîte de conserve et il y a juste assez de place pour le pilote!


Le vol était sensationnel : on a survolé la plaine avec vue sur la rivière et les champs et au loin la mer, puis on s'est dirigé vers les montagnes et on a survolé les glaciers. Rien que pour çà on ne regrettais pas notre choix.
Et puis ils on ouvert la porte et wouahhhhhh, 45 secondes de chute libre à 200km/h. Quand on ouvre mon parachute, le choc n'est pas très violent. Le bruit du vent dans les oreilles s'interromp d'un coup et la température remonte aussi vite.


Je reste en admiration béate devant le paysage et je savoure le plaisir de voler. Au total le saut aura duré 5 minutes, mais cela sera suffisant pour nous laisser un sourire aux lèvres pendant les deux jours qui suivent.


Bon je crois que çà fait beaucoup d'émotions pour un article. Alors j'en garde pour le suivant, qui sonnera aussi le moment de la séparation pour Cécile et Sarah.Allez, souvenez-vous que même Frodon et Sam ont dû se séparer, pour au final mieux se retrouver!

vendredi 19 mars 2010

"Ze veux des sushis!"

Alors j'en étais où ? Ah oui, Cécile et moi passons 3 semaines ensemble sur l'Ile du Sud en Nouvelle Zélande.Précédent arrêt à Dunedin et l'Otago Peninsula sur la Côte Ouest.
C'est bon j'espère que vous n'avez pas perdu le fil, installons-nous pour la suite:

- The Catlins:
On a laissé Glen sur la peninsule avec ses pingouins, Dunedin et sa fabrique de chocolat sont derrière nous. On continue de longer la côte ouest pour rejoindre la pointe sud de l'île et le Parc National des Catlins.
On est prévenues: pas de stations essence, pas de supermarchés, pas de signal pour téléphone portable. Enfin, un retour à la nature comme on les aime.
Cela fait près de 40 minutes que l'on roule sur une route gravillonnée quand on arrive à notre auberge à la tombée de la nuit. On a dû croiser trois maisons, mais cent fois plus de moutons... Le paysage a plutôt des airs d'Irlande, d'ailleurs le temps se couvre un peu. L'auberge où nous sommes est en fait une ferme.

A peine a-t-on pris nos quartiers que l'on se décide à explorer les lieux.
Cà tombe bien c'est l'heure de la tonte des moutons. Le propriétaire est en pleine action, le bruit de la tondeuse est couvert par des airs de rock venant de la vieille radio poussiéreuse.On aura le droit toutes les deux de participer mais on ne battera jamais le record de 45 secondes pour la tonte complète d'un mouton!

Le lendemain le ciel est couvert et pluvieux mais il y aura suffisamment d'éclaircies pour que l'on sorte un peu. On ira à Slope Point, le point le plus au Sud de l'Ile du Sud! Plus que 4803km avant le Pôle Sud! Le vent est fort... des airs de côte sauvage quiberonnaise.
On arrivera à passer entre les gouttes pour aller taquiner les pingouins à la tombée du jour, comme si je n'en avais pas encore assez vu depuis Oamaru!

- Les Fiordland - Milford Sound :
On reprend tranquillement la route. On est passé maintenant à l'ouest de l'île. Impossible cette fois-ci de longer la côte. Le Parc des Fiordlands, ses montagnes, rivières et lacs nous cachent la mer.
On fait quelques étapes avant d'atteindre Milford Sound, le temps de longer le lac de Te Anau ou encore de grimper le Key Summit. Les sommets enneigés sont de retour et les routes sillonneuses aussi!
Concrètement Milford Sound est à 120 km de toute civilisation, enfin de la ville la plus proche, Te Anau. On vous previent donc de faire le plein d'essence, de provisions et ne pas oublier sa brosse à dents! Là bas, pas de cafés, ni de petit supérette du coin.
La route est basillée de panneaux prévenant des risques d'avalanches. Ouf, on est en plein été. Devant le tunnel qui nous mène aux derniers kilomètres avant Milford, la température a sérieusement baissé.
Les montagnes ne sont plus recouvertes de forêts mais d'amas de roches et de sable gris mais aussi de neige! Cela fait quelques temps même que l'on ne voit plus les sommets cachés par une brume épaisse. En attendant de pouvoir accéder au tunnel, les randonneurs se font une bataille de boules de neige en short et tongs!


Notre arrivée à l'auberge est mitigée. Cà grouille de monde, on est bien loin des trois occupants de la ferme des Catlins... Et puis les prévisions météo sont mauvaises: de fortes averses sont attendues pour les prochains jours.
24 heures plus tard on en est toujours au même point: coincées comme tout un chacun à l'auberge, il n'a pas cessé de pleuvoir depuis la veille. Les expéditions kayak sont annulées. On a bien essayé de se faire une série de petites ballades, mais après 10 minutes dehors, on était chacune trempées.
Le ciel est complètement bouché par la brume, on distingue à peine les montagnes, mais par contre on est cernées par les cascades au débit impressionnant !On tente bien une petite croisière en bâteau, mais finalement on décide de raccourcir notre séjour.
Ah j'oubliais juste un détail: Milford Sound est situé dans la région la plus humide de Nouvelle Zélande. Il y a en moyenne 6 mètres de précipitations par an!

ENTRACTE
Je profite de cette petite pause,toilettes pour certains, café pour d'autres, pour vous rassurer: oui, oui il y aura une chute à ce titre pour le moins obscur. Mais que viennent faire les sushis en Nouvelle Zélande?
Cà y est, tout le monde est de retour? D'accord, alors je reprends.



- Queenstown:
Encore trempées après deux jours de pluie à Milford Sound, le chauffage est à fond dans la voiture pour nous sécher un peu.On alterne avec la climatisation qui semble plus à même de lutter contre la buée du pare brise!
La route paraît de moins en moins humide au fur et à mesure que l'on s'éloigne des Fiordlands pour rejoindre la petite ville hyper touristique de Queenstown. Le relief est un peu plus doux. Les montagnes sont toujours là, mais elles nous paraissent moins opressantes. Les roches grises sont recouvertes d'herbes jaunâtres et de paturages et la brume s'est transformée en de long nuages blancs qui se reflètent sur le lac. On zigzague jusqu'à Queenstown et c'est le moment que l'on préfère de la journée. La fin d'après midi, le soleil se couche, et les couleurs n'en sont que plus belles.
Queenstown est une jolie petite ville avec rues pietonnes et bien trop de magasins pour deux filles en manque de shopping après une semaine en cambrousse!
C'est aussi le point de rencontre de tous les randonneurs de retour d'expéditions de plusieurs jours. Bref, çà sent bon le business. Les boutiques de souvenirs, les restaurants et les magasins de fringues de sport font fureur. Queenstown est aussi une station de ski réputée, donc on ne compte plus le nombre de "barres" (les complexes de studios).
Et puis en été, c'est la recherche de sensations fortes qui fait le succès de la ville : Saut à l'élastique, saut en parachute, accrobranche, zorbing*... Mais c'est trop cher pour nous tout çà. Et puis c'est tellement plus facile de se laisser tenter à essayer des jolies robes dans un magasin, non?

Et c'est enfin le temps des sushis!!!!
Il faut que je vous dise que la miss Cécile a une folle envie de sushis depuis notre départ de Christchurch. Mais c'est pas si facile de trouver un resto japonais, que ce soit dans les Catlins ou dans les Fiordlands!
Il n'était donc pas rare qu'au détour d'une randonnée, ou arrivées au sommet d'une montagne, dans un grand moment de contemplation béate des beautés de la Nature avec un grand N... que j'entende une petite voix tristounette :"Ze veux des sushis...", suivi d'un grand soupir. Souvent de ma part d'ailleurs! Alors imaginez notre joie à toutes les deux en arrivant à Queenstown : Pas un, mais DEUX restaurants japonais nous attendent. Il ne reste plus qu'à choisir, et déguster biensûr.
Je papote, je papote, mais çà y est la séance est finie. La prochaine session se fera moins attendre, enfin je l'espère!

* Le zorbing est une activité à succès en Nouvelle Zélande. On vous met dans une boule en plastique géante et on "jette" la boule du haut d'une colline. Accrochez votre estomac!

mercredi 3 mars 2010

Le Retour du Roi, oups du Sac à Dos !

Je vais en faire des jaloux, mais me voilà repartie en vacances. Oui je sais cela fait déjà 8 mois que je suis en vacances!Quel plaisir de ressortir mon sac à dos, choisir les affaires à apporter: A Christchurch il ne fera pas la même température qu'à Melbourne. Les polaires, le coupe-vent et les chaussures de rando vont donc remplacer ma panoplie estivale de petite Melbournienne, ses sandales et autres uniformes de serveuse...
Me retrouver à l'aéroport, passer la douane, monter dans l'avion... çà y est la voyageuse est de retour après 3 mois de parenthèse-boulot. Hmm, que çà fait du bien! Le plan de voyage : Un peu plus de 3 semaines sur l'Ile du sud avec ma copine de lycée, j'ai nommé la "baroudeuse-professionelle", Cécile. Et deux semaines toute seule pour l'Ile du Nord. Retour en Australie prévu le 28 mars pour encore deux mois avant de rentrer sur Paris mi-juin. Et oui, déjà.
Mais le moment n'est pas au retour, mais au re-départ! A mon arrivée à l'auberge de Christchurch, Cécile m'a préparé un festin avec Far breton et pain chaud fait-maison. On papote, on papote, les deux pies se sont retrouvées. Un peu plus et on se croirait qu'on s'est quittées la semaine dernière.
Notre première journée à Christchurch est pluvieuse alors on en profite pour établir notre itinéraire de voyage, voir le budget logement, essence, nourriture. Cecile a loué une voiture pour tout son séjour car elle reste au total un peu plus de 3 mois.
Même si on est en été, on abandonne vite l'option camping, car malgré des journées qui peuvent monter jusqu'à 30°C, les nuits sont elles très fraiches.On va donc alterner auberges de jeunesses et couchsurfing chez des hôtes Néo Zelandais.Une fois tout ces petits détails techniques réglés, il est temps de prendre la route. Mais non, j'allais oublier la dernière mission de Cécile : séance coupage de cheveux de Sarah. Et oui après 8 mois, il est vraiment temps de raccourcir tout çà!
En 30 minutes, hop là, et en prime un petit brushing dans les toilettes de l'auberge! Par-fait. C'est bon, on peut prendre la route et se lancer à la découverte du Pays.


Arrêt Lake Tekapo :
Premier arrêt, premier bug dans le planning. L'auberge n'a pas notre réservation et c'est complet. super..., çà promet pour le reste du voyage.On trouve rapidement les deux derniers lits de libre du village. Ouf. On se fait notre première rando du voyage autour du lac. Il est déjà 16h, et on ne croisera pas grand monde sur notre chemin. Le lac a une couleur turquoise, les collines se succèdent dans la vallée qui nous entoure.La fin de journée nous offre une belle palette de couleurs alors on en profite pour lancer les bases d'un projet photo. On se fera un triptique de nous deux à chaque fois dans un paysage grandiose. Mine de rien cela nous réservera des jolis souvenirs sur la route. Enfin vous verrez.De retour de ballade on s'offre un petit plaisir en regardant le soleil se coucher sur le lac : Coca pour Cécile, glace pour Sarah! Bon ok, coca LIGHT pour Cécile...


Arrêt Mont Cook:
Cela restera pour moi un souvenir particulier de ce voyage. Toute la route entre Tekapo et le village d'Aokari en contrebas du Mont nous donne des points de vues à couper le souffle. On se trouve dans cette plaine immense avec lacs et forêts et en toile de fond ces montagnes grises enneigées.On ne peut se lasser d'avoir le nez en l'air. La météo est en notre faveur, le temps est clair et chaud. Après installation rapide à l'auberge, on saute dans nos chaussures et on s'attaque à rando de la "Mueller Hut". Cette ballade est "énergique" (terme de l'office du tourisme), mais la météo est idéale et la vue au sommet apparemment imprenable.Il ne nous en faut pas plus pour nous convaincre. Sur le chemin on croise un groupe de quatre Israeliens avec gros sacs à dos. Ils prévoient de passer la nuit dans la hutte sur la montagne. Quel courage de porter 10 kilos pour la grimpade.Et pour grimper, çà on grimpe. 1 000 mètres de dénivelé : marches, rochers, gravillés... On passe toutes les étapes. On se fait un petit relai avec les Israéliens et un couple d'américains, chacun faisant des pauses ombragées en décallé. On se voit donc à tour de rôle transpirer à grosse goutte.
Mais on tient bon. Après presque 4 heures de montée nous voilà au sommet. En face de nous s'étend la montagne enneigée. Le vent est froid alors on change vite nos tenues trempées de sueur. C'est silencieux, il n'y a que le bruit du vent et de quelques avalanches. On pique nique, fières de notre performance mais surtout en extase devant la beautée du paysage. On fera la descente avec François, un compatriote rencontré sur le chemin.Cela nous prendra bien plus d'une heure et quelques glissades sur les fesses: Sarah 2 - Cécile 1. Inutile de vous dire que ce soir-là on dormira comme des bébés.



Arrêt Oamaru :
On continue à descendre vers le Sud par la côte Est. On s'arrête une nuit chez Peter et Sean qui nous hébergent à Oamaru. Oamaru est une petite bourgade portuaire. Le front de mer y est inaccessible, bloqué par la voie de chemin de fer et le port de marchandise. Totale aberration architecturale pour les deux Bretonnes que nous sommes, plutôt habituées au promenades de la plage... La ville a longtemps prospéré sur le commerce de la laine et du whisky.Il en demeure de nombreuses bâtisses en lightstone (pierre blanche), anciens entrepôts avec ballots de laine.Oamaru est aussi réputée pour ses pingouins! Peter nous accompagnera au coucher du soleil pour aperçevoir quelques petits pingouins rentrer de leur journée de pêche et sautiller sur la plage.
Projet Photo : un aperçu d'un de nos triptyques!









Arrêt Dunedin et Presqu'Ile d'Otago:
On continue notre chemin en s'arrêtant çà et là sur une plage et pique niquer au soleil.La météo nous gâte toujours. Nous arrivons rapidement dans la ville de Dunedin, une des plus grandes agglomérations du Sud. Nous sommes logées à l'extérieur de la ville chez Glen.
Glen travaille et vit dans le village de Portobello sur la Peninsule d'Otago, à 20 minutes de Dunedin. Il travaille dans une ferme qui comprend aussi une réserve pour les pingouins. Il est en charge de s'occuper d'eux.Il vient d'emmenager dans une petite maison. Sa terrasse a une jolie vue sur la presqu'île. Il a une toute jeune colocataire ... Pupy, sa chienne de 9 semaines.
Cécile a des petits soucis avec son appareil photo (et oui, cela n'arrive pas qu'à moi), donc on retourne une journée en ville. Et puis mine de rien, cela fait bien 4 jours que l'on a pas fait de shopping!Un des trésors nationaux se trouve à Dunedin : l'usine de chocolat Canterburry... Glen nous raconte que les commerciaux de l'usine on décider de changer la recette du chocolat il y a 6 mois de cela. En guise de protestation les consommateurs se sont rabattus sur la marque concurrente!Pourquoi changer une recette reconnue depuis des décennies?Glen est le parfait Néo Zélandais, fans de surf et de nature. Il n'a jamais quitté son pays qu'il considère comme magnifique, et il ne souhaite aucunement voyager. Il a même un tatouage des 2 îles sur la jambe.Et dire que les Français sont considérés comme chauvins!On passe notre dernière journée à gambader sur la Péninsule. Autant Quiberon est plat, autant Otago est valonné. Encore une journée ensoleillée et sportive pour les deux marcheuses que nous sommes.

Une semaine déjà de passée. Au programme de la prochaine semaine : on continue notre descente au Sud et après on remonte par la côte Ouest. D'ici là... un peu de patience!

mercredi 17 février 2010

Tennis et aviron petipatapon....

Non.
Je vous jure, non, non!
Pour ceux qui se diraient que Sarah ce serait enfin mise au sport, je vous rassure tout de suite: ce n'est pas le cas! Non, non, la passion sans borne des Australiens pour toutes les activités sportives existantes n'aura pas eu raison de ma volonté sans faille... je résiste!
Enfin combien de temps? Je ne sais pas. Parce que je vous avoue qu'un petit tour d'aviron sur la Yarra River en fin de journée au soleil, çà me tente bien!
J'avais déjà remarqué à Brisbane que la rivière était chargée en petits canots. Mais que dire de Melbourne? Même les bâteaux mouches ont déclaré forfait, faute de place, c'est dire. Ils feraient bien de mettre çà en place à Paris, çà diminuerait peut être un peu la pollution?
Alors c'est un peu irréel quand on se ballade dans le centre ville, et qu'on entend des instructions de coach résonner dans les rues.
Que je vous explique, enfin pour moi c'est nouveau, donc mes lecteurs sportifs ne vous moquez pas. Au mieux certains se coucheront moins bêtes ce soir.
Donc je disais, les coachs. Et ben ils suivent les bâteaux à vélo le long de la rivière, avec un mégaphone accroché à la taille. Donc plus il y a de bateaux, plus les pistes cyclades sont bondées. Moi j'aime bien et je ne me lasse pas de regarder leurs allers et venues, en dégustant ma glace, biensûr!


Janvier à Melbourne, c'est l'Open de Tennis d'Australie. Les vitrines exhibent balles de tennis, les gâteaux sont à l'effigie de Federer, et Federation Square exhibe un écran géant avec match de tennis en direct. Cà tombe bien parce que le télévision à la maison à rendu l'âme, au grand malheur de mon collocataire Adam, sportif de canapé (vous savez, ceux qui ne ratent aucune compétitions, mais qui rechignent à sortir prendre l'air?).
Donc il n'est pas rare qu'on aille regarder un petit match, allongés, tout en soignant notre bronzage. Mais ce ne sera pas tout. J'arrive, facilement, à convaincre Adam de troquer son canapé contre une place direct au stade. Alors on se fait une journée tennis tous les trois avec ma petite copine taiwanaise Hyu Cho. Je suis contente d'avoir réussit à y aller. Il faut dire qu'en 6 ans à Paris, je n'ai jamais pu me libérer pour aller à Rolland Garros, la honte.


Bon il ne reste qu'un français en compétition, mais tout le monde l'adore ici : Tsonga. Il a un succès pas possible en Australie. Bon, il perdra en demi finale minablement contre The King Federer.
Mais il nous a quand même fait vibrer en quart de finale contre Djolovich. Ici les matches de fin de série se jouent en soirée. Donc les pubs sont pleins et il n'est pas rare que les matches durent jusqu'à minuit. Mais si l'ambiance est bonne, les australiens n'hésitent pas à rester jusqu'au bout, même si cela signifie gueule de bois au travail le lendemain!



Même si je ne me suis pas mise au sport, je n'arrête pas quand même. Je jongle entre mes trois jobs puisque la boulangerie et le restaurant ont rouvert. Donc çà court dur, mais bon c'est pour la bonne cause! Money, money! Je sympathise avec mes collègues et on fêtera bien mon départ avec chacune des trois équipes.

Je ne sais pas si je suis prête aux sessions randonnées que m'a réservé Cécile en Nouvelle Zélande, mais c'est promis je vais m'accrocher. Et puis je suis si ravie de quitter le bitume pour les paysages à couper le souffle de ce pays du bout du monde. Promis je vous raconterai!

lundi 25 janvier 2010

Trois à la maison


Cela fera bientôt un mois que j'ai emmenagé avec Lauren et Adam, et pourtant on a l'impression de se connaître depuis bien plus longtemps que çà.
On a tout de suite "accroché" avec Lauren dès son retour d'Adélaîde.Petite brunette débordante d'énergie, chanteuse de jazz talentueuse et ... fan désespérante de Batman!
A son arrivée à Melbourne sa priorité est de trouver un job alimentaire et biensûr enchaîner les auditions. Ah, c'est dur la vie d'artiste!

La maisonée est donc au complet, et on découvre ensemble notre petit quartier. Lygon street est réputée à Melbourne comme la rue italienne. Les restaurants, pâtisseries, glaciers italiens se succèdent.Le cimetière en face de nous est au trois quart italien et on a notre boutique de pâtes fraîches, et même la boutique des équipes italiennes de football!Mais Lygon street est aussi connue pour deux bonnes adresses :
- Le cinéma Nova. Ce petit cinoche offre des séances à 6 dollars le lundi, im-bat-table sur le marché! Quand on sait que le prix de la séance en Australie frôle parfois les 17 dollars...En plus la programmation est de qualité. Bref, le paradis pour les trois cinévores que nous sommes avec Lauren et Adam.
- Brunetti: gigantesque pâtisserie italienne, restaurant et glacier. On a l'embarras du choix de gâteaux... et du service ! Il y a presqu'autant de serveurs que de clients!La dernière fois qu'on y est allées ensemble, Lauren a failli s'étouffer dans sa pizza pendant que je savourais ma gelati. Il faut dire qu'il y avait un acteur australien célèbre assis juste à côté de moi. Biensûr je ne l'avais pas remarqué en bonne francaise inculte que je suis.Vince Colosimo est connu pour son rôle de mafieux impliqué dans la guerre des gangs qui a fait rage à Melbourne jusqu'il y a quelques années.La série tv (The Underbelly) a un succès incroyable dans tout le pays.Oui oui, on dirait pas comme çà, mais même en Australie il y a de la violence!

Les premiers jours de janvier se succèdent et mes recherches d'emplois ne sont pas bien positives. Et pour cause, tout est fermé!Donc je limite les frais au maximum et je paye mon loyer en travaillant une fois par semaine sur les mariages.Les Batifolles et la boulangerie rouvrent à la mi-janvier, je m'arrangerai finalement avec Stéphane et Nans pour faire le maximum d'heures possible jusqu'à mon départ en Nouvelle Zélande début février.



Alors en attendant de retravailler je tourne un peu en rond en ville. A tel point qu'avec Lauren on décide un dimanche de s'échapper pour aller à Torquay une station balnéaire à 1h30 de route de Melbourne.Une fois arrivées à Torquay Lauren me demande si j'ai déjà vu les "Twelve Apostles" (les douze apôtres)? Et bien non en fait. Ni une ni deux nous voilà parties à l'aventure sur la Great Ocean Road.
Cette route est réputée pour longer toute la côte pendant plusieurs centaines de kilomètres. On en fera que 200, mais sur une route sillonnante comme celle de la côte sauvage à Quiberon, çà fait long.Limite malade à la fin moi! Oh, on s'est accordées une pause baignade à la page quand même.Nous voilà arrivées au Douze Apôtre au coucher du soleil. Enfin douze. Il n'en reste plus que neuf en fait. On a donné ce nom à douze immenses îlots rocheux. Mais la mer en a détruit trois déjà. Le panorama est à couper le souffle, grandiose. Cela valait bien le déplacement.
Avant de prendre la route, on se fait un dîner en terrasse à Port Philipp. On déguste notre "Fish and Chips" en regardant les gosses sauter à l'eau de la jetée du petit port pendant que les minettes les regardent en dégustant leur glace. Hmmm, çà sent bon les vacances!
Quatre heures de routes plus tard, et après avoir épuisé mon répertoire musical et cassé ma voix à chanter à tue- tête pour que Lauren ne s'endorme pas au volant, nous voilà de retour à la maison. Il est 1h du matin, on est errintée, brûlées par le soleil, salées par la plage, le bonheur quoi!Exactement ce qu'il fallait pour recharger mes batteries.



Le lundi suivant je retrouve mes copines de l'auberge pour un petit-déjeuner au restaurant "Lentill as Anything". Ce restaurant végétarien était l'adresse préférées de tous les résidents de l'auberge.Il est installé dans un ancien couvent, bordé par une mini ferme pour les gamins de la ville, et un imense parc qui longe la rivière.Mais ce n'est pas uniquement le cadre idéal qui plaît. Dans ce restaurant "communautaire" les clients payent exactement ce qu'ils peuvent ou veulent payer. Le restaurant "vit" donc des "donations" des clients. Le petit déjeuner est à la carte (les pancakes sont sensationnels), le déjeuner et le dîner sont des buffets thématiques. ALors on a mangé indien, africain, etc.Quand on sait que certains voyageurs qui vivaient à l'hôtel ne se nourrissaient que de nouilles chinoises depuis 3 mois, vous comprendrez pourquoi nombreux sont ceux qui allaient au "couvent" tous les soirs! On est contente de se retrouver avec Miriam, Hu Cho et Brehje. Miriam rentre à Berlin dans une semaine et elle va vite me manquer. Mais je suis invitée à lui rendre visite dès mon retour en France...

Bon il faut que je vous laisse, et oui, c'est lundi : ciné et laverie! Pour le prochain épisode : ma journée à l'Open de tennis de Melbourne. A suivre!